Dans le cadre du vaste programme d’infrastructures porté par la vision Simandou 2040, la modernisation du secteur de la pêche s’accélère en Guinée. Acteur majeur de ce plan national qui prévoit la construction de 32 débarcadères à travers le pays, le Ministère de la Pêche et de l’Économie Maritime entend bien transformer le quotidien des communautés littorales. C’est pour traduire cette ambition sur le terrain que Madame la Ministre, Fatima Camara a mené mercredi, 9 septembre 2026 une tournée d’inspection dans plusieurs ports et débarcadères de la capitale.
De Téminétaye à Dixinn, en passant par Coléah, Matam (COREAMI) et Dabondy, le marathon ministériel avait plusieurs objectifs qui sont entre autres : évaluer l’état des équipements existants ;  mesurer l’avancement des chantiers en cours ; et identifier les blocages qui freinent le démarrage de certains travaux.
En dehors du simple constat technique, cette immersion visait à garantir des conditions de travail dignes et une meilleure sécurité pour les travailleurs de la mer, tout en optimisant la valorisation des produits halieutiques.
Privilégiant un dialogue direct et sans intermédiaire, la ministre s’est entretenue avec l’ensemble des acteurs de la chaîne maritime. Des entreprises de BTP aux pêcheurs, en passant par les mareyeuses et les fumeuses de poisson, chacun a pu exprimer ses réalités quotidiennes, ses contraintes logistiques et ses attentes prioritaires.
Lors de ces échanges, la cheffe du département a réaffirmé la détermination du Président de la République, Mamadi Doumbouya, à faire de la modernisation des infrastructures maritimes un levier essentiel de développement socio-économique.
Sur le terrain, les professionnels du secteur ont salué cette démarche de proximité, se réjouissant de pouvoir faire entendre leur voix directement auprès de l’autorité tutélaire. Face aux doléances recueillies, la ministre s’est engagée à maintenir un suivi rigoureux des chantiers pour lever rapidement les obstacles administratifs et techniques. Cette tournée marque ainsi une étape clé vers une gestion axée sur les réalités du terrain, au bénéfice direct des communautés de pêcheurs.
La rédaction