Le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, s’est exprimé devant la presse lundi, 27 juillet 2026. Plusieurs points étaient à l’ordre du jour, notamment : le point sur les grands chantiers de développement en cours ; les retombées de la diplomatie guinéenne au sommet de la CEDEAO ; ainsi que les résultats du Baccalauréat unique session 2026.
Commençant par le Baccalauréat unique de cette année, le ministre Gaoual Diallo a salué le déroulement du processus. C’est pourquoi, le porte-parole a félicité l’ensemble des acteurs impliqués, notamment les médias pour leur travail de sensibilisation. Il a particulièrement souligné une innovation majeure dans le système éducatif guinéen, notamment, « un examen de repêchage ou de seconde chance ».
À l’instar d’autres systèmes éducatifs internationaux dit-il, une seconde chance sera désormais accordée aux candidats frôlant la moyenne (ex. 8,50 ou 9,99) ayant échoué à cause d’une seule matière. Cette réforme vise à ne pas pénaliser injustement la jeunesse.
Parlant des infrastructures Infrastructures routières et désenclavement, Ousmane Gaoual Diallo a souligné que le gouvernement poursuit une politique soutenue de modernisation du réseau routier à l’image de l’axe Boké – Gaoual (200 km) dont, selon lui, les travaux sont confiés à deux entreprises et qui ont déjà démarré. Cette artère stratégique dit-il, est essentielle, car, le poste frontalier de Koundara constitue la deuxième source de recettes douanières de l’État après le Port Autonome de Conakry.
Il a également noté que les travaux des tronçons Conakry-Coyah-Mamou-Dabola-
Mettant l’accent sur la Santé, l’Énergie et l’Agriculture, il indiqué : « Santé : Mobilisation de près de 100 millions de dollars US pour renforcer l’offre de soins et moderniser les infrastructures sanitaires.
Énergie : Relance des projets hydroélectriques (notamment Pokou/Tamba) pour accroître la couverture énergétique nationale.
Agriculture : Aménagement de 17 000 hectares pour soutenir la production nationale et générer des activités génératrices de revenus pour plus de 45 000 ménages. »
Par rapport aux transports, le porte-parole du gouvernement a souligné le renouvellement du parc automobile et sécurité routière.
Selon lui, le ministère des Transports met en œuvre une série de mesures concrètes pour moderniser le secteur, notamment, le remplacement des taxis-motos et renouvellement des taxis urbains.
« Partenariat privé : Importation de véhicules neufs vendus à moins de 150 millions GNF.
Accès facilité : Un apport initial réduit (environ 15 à 16 millions GNF) permet aux conducteurs de troquer leur taxi-moto contre un véhicule à quatre roues.
Modalités de paiement : Remboursement étalé sur 24 à 36 mois, associé à un suivi technique à distance (contrôle de l’entretien et des assurances).
Objectif : Améliorer le confort des passagers, renforcer la sécurité et réduire la congestion routière.
Transport public urbain et interurbain, 200 bus pour le transport urbain à Conakry. Un appel d’offres (clôture fin août) est en cours pour désigner les entreprises gestionnaires. Un mécanisme financier innovant, impliquant un fonds de garantie bancaire, comblera les écarts de tarifs sociaux pour assurer la pérennité financière des exploitants. Un délai technique (6 à 12 mois) sera nécessaire pour la fabrication sur mesure et la livraison de ces bus.
100 bus pour le transport interurbain, une première tranche de 50 bus adaptés aux routes nationales est déjà disponible, et 50 autres sont en cours de finition pour relier Conakry aux préfectures de l’intérieur d’ici la fin de l’année. »
Face à la recrudescence des accidents dus à l’imprudence, aux surcharges et aux défaillances de contrôle dit-il, un plan d’urgence interministériel (Transport, Justice, Défense, Sécurité, Santé, Éducation) sera dévoilé cette semaine. Il prévoit une présence renforcée des forces de l’ordre sur les grands axes et une responsabilisation accrue des syndicats de transporteurs.
S’exprimant sur la participation du Président de la République à la 69ème session de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, Ousmane Gaoual Diallo a qualifié a détaillé : « Le Chef de l’État a rappelé que la CEDEAO doit rester un outil d’intégration économique et de prospérité partagée avant tout. Privilégier le dialogue et l’accompagnement plutôt que l’exclusion et la coercition, afin de préserver les liens fraternels entre les peuples au-delà des frontières tracées par l’histoire.
Cette intervention a suscité un écho très favorable au niveau sous-régional. Le Chef de l’État a d’ailleurs été invité à rejoindre un groupe de réflexion restreint sur les nouveaux mécanismes financiers de l’organisation » a-t-il conclu.
Par Sékouba Kourouma pour Actu7.com
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