À quelques mois de la fin du mandat d’António Guterres, dont les fonctions de secrétaire général des Nations unies prendront fin le 31 décembre 2026, la course à sa succession s’intensifie. Le processus de désignation entre dans une phase décisive, avec plusieurs personnalités de haut niveau en lice. Parmi elles, quatre femmes se distinguent par leur expérience politique et diplomatique, alimentant l’espoir de voir, pour la première fois en plus de 80 ans d’histoire de l’ONU, une femme accéder au poste de secrétaire générale.
Michelle Bachelet, l’expérience politique et les droits humains
Ancienne présidente du Chili à deux reprises, Michelle Bachelet possède l’un des parcours les plus solides parmi les candidates. Médecin de formation, elle a également dirigé ONU Femmes avant d’occuper les fonctions de Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme entre 2018 et 2022. Son expérience à la tête d’institutions internationales et son engagement en faveur des droits humains constituent ses principaux atouts.
Rebeca Grynspan, spécialiste du développement économique
Originaire du Costa Rica, Rebeca Grynspan est l’actuelle secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Ancienne vice-présidente du Costa Rica et ex-responsable du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Amérique latine, elle est reconnue pour son expertise en matière de développement durable, de coopération internationale et de réformes économiques.
Carolyn Rodrigues-Birkett, la voix du multilatéralisme
Diplomate chevronnée du Guyana, Carolyn Rodrigues-Birkett a été ministre des Affaires étrangères de son pays avant de représenter le Guyana auprès des Nations unies. Durant la campagne, elle a insisté sur le rôle de neutralité du secrétaire général et sur la nécessité de renforcer la médiation de l’ONU dans les conflits internationaux, tout en défendant le multilatéralisme.
María Fernanda Espinosa, une diplomate expérimentée: L’Équatorienne María Fernanda Espinosa est une figure bien connue du système onusien. Ancienne ministre des Affaires étrangères de l’Équateur, elle a présidé l’Assemblée générale des Nations unies en 2018-2019, devenant l’une des rares femmes à occuper cette fonction. Elle plaide pour une ONU plus efficace, plus proche des populations et capable de restaurer la confiance des États membres.
Au-delà des profils individuels, cette élection intervient dans un contexte marqué par les conflits armés, les crises humanitaires, les tensions géopolitiques et les difficultés financières de l’Organisation des Nations unies. Les candidats sont auditionnés publiquement avant que le Conseil de sécurité ne procède à des consultations à huis clos pour recommander un nom à l’Assemblée générale, où la décision finale sera prise.
L’élection de 2026 pourrait ainsi marquer un tournant historique. Si l’une des quatre candidates l’emporte, elle deviendra la première femme à diriger les Nations unies depuis la création de l’organisation en 1945, un symbole fort pour la représentation des femmes au plus haut niveau de la gouvernance mondiale.
Ibrahima Sory Bangoura




