Cinq ans après le début de la refondation institutionnelle amorcée en septembre 2021 sous la conduite du Général Mamadi Doumbouya, le système éducatif guinéen affiche un visage profondément renouvelé. De l’enseignement pré-universitaire à la recherche scientifique, le secteur a opéré une mue structurelle en remplaçant le laxisme et la fraude par la méritocratie, la digitalisation et des investissements massifs.

Le Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A) a fait de la sécurisation des examens (CEE, BEPC et Baccalauréat) sa vitrine stratégique.

– Rigueur accrue : Usage de détecteurs de métaux, interdiction stricte des téléphones portables et prestation de serment des intervenants sur les textes sacrés pour éradiquer les réseaux de fuite.

– Biométrie et INU : Déploiement de l’Identifiant National Unique, de cartes d’examen sécurisées par QR Code et de plateformes informatisées pour éliminer les fausses candidatures.

– Opportunité de rattrapage : Instauration d’une session de rattrapage pour les candidats au Baccalauréat ayant obtenu une moyenne comprise entre 8,50 et 9,99.

Cette politique de vérité a permis un assainissement du fichier scolaire et motivé le recrutement massif d’enseignants qualifiés, notamment dans l’arrière-pays.

L’éducation non-formelle est devenue un levier d’émancipation socio-économique, ciblant en priorité les femmes rurales et les jeunes déscolarisés pour faciliter l’accès aux microcrédits.

– Manuels didactiques : Distribution massive de supports en langues nationales (Poular, Maninka, Soussou, Kpèle, Toma, Kissi, etc.).

– Compétences pratiques : Apprentissage de la lecture et du calcul directement adossé aux métiers de l’agriculture, de l’artisanat et du commerce.

– Gouvernance : Nettoyage des effectifs fictifs et renforcement des prérogatives des Directeurs Préfectoraux (DPE) et Inspecteurs Régionaux (IRE).

L’université guinéenne s’est restructurée pour coller aux besoins du marché du travail, portée par le succès de la plateforme Gupol et la numérisation des allocations.

Construction de blocs pédagogiques, laboratoires de dernière génération et campus numériques à Kankan, Labé et N’Zérékoré.

Revalorisation et versement régulier des bourses d’entretien ; révision de la grille d’indemnités des enseignants-chercheurs.

Lancement de la Simandou Academy avec le secteur minier, promotion de l’entrepreneuriat étudiant et réengagement actif au CAMES.
En articulant rigueur académique et modernisation des équipements, la politique éducative menée depuis 2021 ambitionne de poser les bases durables d’une jeunesse guinéenne formée aux exigences du marché global.

La rédaction