Autrefois perçue comme un espace paisible et préservé, la forêt classée de Dapompa fait aujourd’hui face à de nombreuses menaces. Occupation anarchique, activités humaines et dégradation du couvert végétal suscitent l’inquiétude des riverains et des défenseurs de l’environnement.
À Dapompa, dans la périphérie de Conakry, le paysage change progressivement. La forêt classée, autrefois caractérisée par son calme et sa végétation dense, est désormais confrontée à une pression croissante liée aux activités humaines.
Au fil des années, l’urbanisation et l’occupation des espaces naturels ont gagné du terrain. Dans certaines zones, la présence humaine se fait de plus en plus visible, faisant craindre une dégradation progressive de cet espace forestier.
Pour les riverains, « le changement est perceptible. Là où régnait autrefois la tranquillité, les activités humaines se multiplient. La coupe du bois, les dépôts anarchiques de déchets et l’occupation des espaces environnants figurent parmi les préoccupations évoquées.
Avant, cette zone était beaucoup plus calme. On voyait davantage d’arbres et il y avait moins d’activités autour de la forêt. Aujourd’hui, on constate que l’espace est de plus en plus sollicité ».
Au-delà de la disparition progressive du couvert végétal, les conséquences pourraient être importantes pour l’environnement et les populations. La réduction des espaces verts peut notamment favoriser l’érosion des sols, perturber les écosystèmes et contribuer à aggraver certains problèmes environnementaux en période de fortes pluies.
La forêt classée joue pourtant un rôle important dans l’équilibre écologique de la zone. Sa préservation constitue donc un enjeu qui dépasse le seul cadre de Dapompa. Elle concerne également la protection des ressources naturelles et la qualité du cadre de vie des populations.
Face à ces risques, les acteurs de l’environnement appellent à une meilleure surveillance de la zone et au respect des limites de la forêt classée. Ils estiment également nécessaire de sensibiliser davantage les populations sur l’importance de préserver les espaces forestiers.
Entre urbanisation galopante et nécessité de protéger les ressources naturelles, la forêt classée de Dapompa se trouve ainsi à un tournant. Autrefois paisible, elle apparaît désormais comme un espace fragile, dont l’avenir dépendra largement des mesures prises pour contenir les pressions qui s’exercent sur elle.
« Nous avons connu cette forêt à une époque où l’endroit était beaucoup plus calme et verdoyant. On pouvait circuler sans trop de difficultés et la végétation était beaucoup plus dense. Aujourd’hui, nous constatons que la situation a changé. Il y a de plus en plus d’occupations autour de la forêt et certains espaces sont progressivement dégradés.
Ce qui nous inquiète surtout, c’est l’avenir. Si rien n’est fait pour protéger cette forêt, nos enfants risquent de ne plus connaître l’espace naturel que nous avons connu. Nous demandons aux autorités de renforcer la surveillance et de prendre des mesures pour préserver cette zone. C’est un patrimoine qui appartient à toute la communauté. »
« Je passe régulièrement par ici et je constate que la forêt a beaucoup changé. Avant, l’endroit était plus calme et la végétation beaucoup plus présente. Aujourd’hui, on voit davantage d’activités et de déchets autour de la zone. Cela donne l’impression que la forêt est de moins en moins protégée.
C’est vraiment dommage, parce que cet espace est important pour notre environnement. Il faut que les autorités et les populations prennent leurs responsabilités pour éviter que la situation ne s’aggrave. », déclare un passant rencontré à Dapompa.
BIS




