À l’approche de l’ouverture des classes, l’achat des fournitures scolaires devient un véritable casse-tête pour de nombreuses familles. Entre l’augmentation des prix et la multiplication des besoins, les parents doivent redoubler d’efforts pour préparer la rentrée de leurs enfants.
L’ouverture des classes est généralement un moment très attendu par les élèves et leurs parents. Mais cette année encore, la rentrée scolaire s’annonce difficile pour de nombreuses familles confrontées à la cherté des fournitures scolaires.
Dans les marchés et les boutiques, cahiers, sacs à dos, uniformes, chaussures, stylos, crayons et autres matériels indispensables remplissent les étals. Pourtant, derrière cette abondance de produits, se cache une réalité préoccupante : les prix sont jugés élevés par de nombreux parents.
« Avant, avec un certain montant, je pouvais acheter l’essentiel pour mes enfants. Aujourd’hui, la même somme ne suffit plus », témoigne une mère de famille rencontrée dans le marché du km 36, dans la préfecture de Coyah. Comme elle, plusieurs parents affirment être obligés de faire des choix en fonction de leurs moyens.
Pour les familles ayant plusieurs enfants scolarisés, la situation est encore plus difficile. Il faut multiplier les dépenses et parfois acheter simultanément les fournitures, les uniformes, les chaussures et payer d’autres frais liés à la rentrée. Face à ces charges, certains parents préfèrent acheter les fournitures progressivement, tandis que d’autres sollicitent l’aide de proches ou s’endettent pour permettre à leurs enfants de reprendre le chemin de l’école dans de bonnes conditions.
Du côté des commerçants, cette hausse des prix serait notamment liée au coût du transport, aux difficultés d’approvisionnement et à l’augmentation du prix de certains produits importés. Ils assurent toutefois essayer de proposer différentes gammes de prix afin de répondre aux capacités financières des clients.
Cette situation relance le débat sur la nécessité d’un meilleur accompagnement des familles au moment de la rentrée scolaire. Pour de nombreux parents, des mesures permettant de réduire le coût des fournitures ou de soutenir les ménages les plus modestes contribueraient à alléger le poids financier de la rentrée.
À quelques jours de l’ouverture des classes, une chose est certaine : pour les parents d’élèves, préparer la rentrée ne se résume plus seulement à remplir un cartable. C’est aussi un véritable exercice financier, dans un contexte où chaque dépense doit être soigneusement calculée.

Selon Fodé Bangoura, père de famille au km 36:« Cette rentrée est vraiment difficile pour nous, les parents. J’ai trois enfants qui doivent reprendre les cours, et lorsque je regarde la liste des fournitures, je me demande comment je vais pouvoir tout acheter. Les prix ont beaucoup augmenté. Un simple cahier, un sac ou une paire de chaussures représente aujourd’hui une dépense importante.
Je suis obligé de faire mes achats petit à petit et de privilégier les fournitures les plus urgentes. Pourtant, je veux que mes enfants commencent l’année dans de bonnes conditions, comme les autres élèves. Mais avec les dépenses de la maison et les autres charges, ce n’est pas évident.
Nous demandons surtout aux autorités de penser aux familles qui ont plusieurs enfants scolarisés. La rentrée ne devrait pas être une source d’angoisse pour les parents. »
Pour Abdoulaye Camara, commerçant au marché de Tombolia :« Cette période de rentrée est toujours une période importante pour nous, les commerçants. Mais cette année, nous constatons que beaucoup de parents ont des difficultés à acheter toutes les fournitures demandées par les écoles. Ils viennent, regardent les prix et sont parfois obligés de réduire leurs achats ou de revenir plus tard.
De notre côté, ce n’est pas facile non plus. Les prix auxquels nous achetons les marchandises ont augmenté, notamment à cause des frais de transport et d’approvisionnement. Nous essayons de proposer des articles à différents prix pour permettre à chaque parent de trouver quelque chose qui correspond à son budget.
À Tombolia, l’affluence augmente à mesure que l’ouverture des classes approche. Nous espérons que les ventes vont s’améliorer, mais nous comprenons aussi les difficultés des parents. Tout le monde cherche à faire avec les moyens dont il dispose. »

Ibrahima Sory Bangoura