Officialisée par décret présidentiel le 20 août 2026, la promotion administrative de Tokounou suscite un élan de gratitude envers le Chef de l’État,  Mamadi Doumbouya. Entre espoirs économiques et devoir de rassemblement, la nouvelle circonscription aborde un tournant décisif de son histoire.
En rejoignant la liste des onze nouvelles préfectures créées à travers le pays pour renforcer la décentralisation, cette localité de la région de Kankan voit l’aboutissement de décennies de démarches.
Sur place comme au sein de la diaspora locale, l’annonce a déclenché des scènes de jubilation et des cérémonies de réjouissance. Pour le maire de la commune urbaine, Adama Kourouma, cette décision traduit une énorme joie et concrétise une ambition légitime longuement portée par les habitants.
En dehors de la portée symbolique, ce changement de statut administratif répond à des enjeux socio-économiques majeurs. La jeunesse locale y voit une opportunité de création d’emplois, susceptible de ralentir le départ massif des jeunes vers les sites d’orpaillage de Siguiri ou de Mandiana. Pour l’ensemble de la population, l’accès facilité aux services publics de base, le désenclavement et la modernisation des infrastructures éducatives et sanitaires figurent au premier rang des priorités.
Parmi les voix majeures à s’être exprimées figure celle d’Ibrahima Koné, directeur général du quotidien national Horoya et fils ressortissant de la localité. Tout en exprimant sa profonde gratitude au Président de la République pour cette marque de considération, il invite ses concitoyens à transformer cette satisfaction en action concrète.
« Nous devons considérer cette promotion comme une responsabilité collective. L’État a posé un acte majeur, il appartient maintenant aux filles et fils de Tokounou de se donner la main, de mettre leurs compétences et leurs moyens au service du développement », soutient-il.
Dans la même dynamique, M. Koné a insisté sur la nécessité de bannir les divisions au profit de l’intérêt général.
Désormais, le regard est tourné vers l’avenir, car, l’engagement des ressortissants devra s’accompagner d’investissements publics conséquents pour bâtir une préfecture moderne, attractive et tournée vers le progrès.
Ibrahima Sory Bangoura