Après la rentrée solennelle de l’Assemblée nationale, une nouvelle étape s’ouvre dans la mise en place des institutions prévues par la Constitution. L’attention se tourne désormais vers le Sénat, appelé à compléter l’architecture du Parlement bicaméral. La Constitution de 2025 prévoit en effet la création d’un Sénat aux côtés de l’Assemblée nationale, avec des compétences spécifiques dans le processus législatif et sur certaines questions institutionnelles.

Les prochains mois devraient être consacrés à l’organisation des mécanismes nécessaires à l’installation de cette chambre haute. Selon les dispositions constitutionnelles, le Sénat sera composé de membres élus au suffrage indirect et de membres nommés, afin d’assurer une représentation des collectivités territoriales et de certaines compétences nationales.
Les autorités présentent cette étape comme un élément clé du renforcement des institutions républicaines et de la consolidation de la gouvernance. L’installation du Sénat marquera l’achèvement du Parlement bicaméral, avec pour objectif de renforcer l’examen des textes de loi et d’améliorer le contrôle de l’action publique.
Alors que les députés entament leurs travaux, les regards sont désormais tournés vers la mise en place effective du Sénat, dont l’entrée en fonction constituera une nouvelle phase dans l’application des réformes institutionnelles engagées en Guinée.
Selon Mohamed Soumah, enseignant et citoyen résident au km 36 : « La rentrée de l’Assemblée nationale est une bonne nouvelle pour notre pays. Maintenant, nous attendons avec impatience la mise en place du Sénat afin que toutes les institutions prévues par la Constitution soient effectivement installées. Nous espérons que ces nouvelles institutions travailleront dans l’intérêt du peuple, en votant des lois qui améliorent les conditions de vie des citoyens et en renforçant la démocratie. Ce que nous voulons avant tout, c’est une gouvernance responsable, la paix, la justice et un véritable développement pour la Guinée. »
Ibrahima Sory Bangoura