Après les élections législatives de 2026, une nouvelle bataille politique s’annonce en Guinée : celle de la présidence de la future Assemblée nationale. Alors que les députés élus se préparent à prendre leurs fonctions, plusieurs personnalités sont déjà citées comme de sérieux prétendants au prestigieux « perchoir », deuxième poste institutionnel du pays après la présidence de la République.
Parmi les noms les plus évoqués figure Dansa Kourouma, actuel président du Conseil national de la transition (CNT). Fort de son expérience à la tête de l’organe législatif de transition et désormais élu député, il apparaît comme l’un des favoris. Ses partisans mettent en avant sa connaissance des rouages parlementaires et son rôle dans l’élaboration de la nouvelle Constitution.
D’autres personnalités disposent également d’atouts. Jean Paul Cédy, ancien ministre de l’Enseignement pré-universitaire, est régulièrement cité parmi les figures susceptibles de briguer la présidence de l’Assemblée nationale. Makalé Traoré, ancienne ministre et députée élue, est également présentée comme une candidate crédible, notamment au regard de son expérience dans les institutions de l’État et de son engagement en faveur de la représentation des femmes.
Le choix du futur président de l’Assemblée nationale dépendra toutefois des équilibres politiques issus des élections et des négociations entre les groupes parlementaires. Les alliances qui se dessineront dans les prochains jours seront déterminantes pour départager les différents prétendants.
Au-delà des ambitions individuelles, l’élection du président de l’Assemblée nationale constituera un test majeur pour les nouvelles institutions mises en place après la transition. La future Assemblée sera appelée à voter les lois, contrôler l’action du gouvernement et contribuer à la consolidation de l’ordre constitutionnel issu des réformes engagées ces dernières années.
Si aucun candidat ne s’est officiellement déclaré à ce stade, les tractations se poursuivent en coulisses. Le verdict reviendra aux députés lors de la séance inaugurale de la nouvelle législature, un rendez-vous très attendu qui donnera le ton de la vie politique guinéenne pour les années à venir.

Ibrahima Sory Bangoura