La crise Englophone continue de meurtrir le Cameroun.Dans son ouvrage David Defeats Goliath, notamment au chapitre Our Weapons of Battle: Unity is Strength, le Dr Makongo développe une réflexion sur la puissance du collectif. Il estime que la fragmentation interne constitue l’un des principaux obstacles à une issue favorable.
Les divisions au sein du leadership anglophone, les rivalités de stratégie et les ambitions concurrentes ont, selon lui, affaibli la cohérence du mouvement. Cette désunion, combinée aux stratégies politiques du pouvoir central, a accentué la vulnérabilité des populations concernées.
Pour le Dr Makongo, l’unité ne signifie pas uniformité. Elle implique la capacité de transcender les intérêts individuels pour défendre un objectif commun supérieur : la paix et la justice.
Une vision au-delà des frontières
Le plaidoyer du Dr Makongo dépasse la seule crise camerounaise. Il s’inscrit dans une réflexion plus large sur les mécanismes africains de résolution des conflits. À l’heure où plusieurs États du continent sont confrontés à des tensions internes, son approche privilégie la médiation, l’inclusion et la responsabilité collective.
Son message trouve un écho particulier auprès de la jeunesse, lassée des cycles de violence. Il propose une alternative : transformer les frustrations en dialogue structuré, substituer à la confrontation armée une stratégie de négociation soutenue et crédible.
Une interpellation collective
Le Cameroun reste à la croisée des chemins. La poursuite de l’affrontement risque d’enraciner davantage les divisions. À l’inverse, un engagement sincère en faveur du dialogue pourrait ouvrir une nouvelle séquence politique.
La voix du Dr David Makongo rappelle que la paix ne naît pas d’un rapport de force, mais d’une volonté partagée. Son appel à l’unité, à la compassion et à la non-violence constitue une invitation à repenser les méthodes et les priorités.
Dans une région éprouvée, la non-violence n’est pas un signe de faiblesse. Elle peut devenir l’acte fondateur d’une reconstruction durable. Reste à savoir si les acteurs du conflit sauront entendre cette voie et transformer l’espérance en réalité.
Par Ibrahima NDIAYE




