Initié par le ministère de l’Industrie et du Commerce, à travers le Fonds de Développement Industriel et des PME (FODIP), cet événement majeur ambitionne de propulser les entreprises locales au cœur de la transformation économique nationale.
Sous l’impulsion du Chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya, la Guinée s’est engagée dans une dynamique de croissance profonde portée par le programme Simandou 2040. Pour la ministre de l’Industrie et du Commerce, Fatima Camara, cette mutation ne doit pas se limiter aux grandes infrastructures : « Aucune transformation économique durable ne peut se faire sans entreprises solides, et aucune industrialisation ne peut réussir sans financement adapté. Simandou ne doit pas être un simple projet minier, mais un accélérateur d’opportunités, d’industrialisation et de création d’emplois pour les Guinéens. »
Selon la ministre Fatima, malgré le potentiel, l’expérience et la volonté de grandir des entrepreneurs guinéens, l’accès au crédit reste un parcours du combattant : insuffisance de garanties, dossiers mal structurés, asymétrie d’information ou méconnaissance des outils disponibles. Face à cela dit-elle, les banques et investisseurs avancent avec des exigences strictes en matière de gestion des risques.
La SFEG se positionne comme la passerelle pour réduire cette distance. Logistique, agro-industrie, numérique, sous-traitance… tous les secteurs clés seront passés au crible. Durant trois jours, l’écosystème financier (banques, microfinance, fonds de garantie, partenaires techniques) se réunira autour de dispositifs concrets : des panels thématiques axés sur les chaînes de valeur de Simandou 2040 et les mécanismes de garantie.
Un Village du Financement pour des échanges directs et spontanés.
Des Deal Rooms pour connecter directement les PME sélectionnées aux investisseurs potentiels.
La ministre a également profité de l’occasion pour lancer un appel à la coresponsabilité. Pour elle, les entreprises doivent se structurer avec rigueur, et les institutions financières doivent cesser de percevoir le financement des PME comme secondaire, puisqu’il s’agit d’un enjeu de souveraineté économique. Elle s’est également réjouie de l’alignement de l’agence belge de développement (Enabel) sur cette vision.
Le directeur général adjoint du FODIP, Mamadou Barry rappelé que la stratégie nationale d’industrialisation impose un changement d’échelle majeur. Actuellement, l’offre de financement en Guinée est jugée trop fragmentée et peu lisible pour les entreprises.
La SFEG se veut donc être la réponse institutionnelle à ce déficit de coordination à travers 5 objectifs stratégiques : Structurer et mobiliser l’offre de financement de manière coordonnée ; Clarifier l’architecture nationale du financement dédié aux PME et à l’industrie ; Acter des engagements financiers mesurables, scellés publiquement lors de cérémonies de signature (signing) ; Nouer des partenariats stratégiques durables (FODIP–Banques–PTF-Fonds d’investissement) ; Pérenniser l’action par le lancement du Club des Financeurs de l’Entreprise Guinéenne pour assurer le suivi post-événement.
Le représentant d’Enabel a salué cette feuille de route ambitieuse, réitérant l’engagement de l’agence à accompagner la Guinée dans la valorisation de son secteur privé local. Le rendez-vous de Conakry s’annonce d’ores et déjà comme le point de départ de l’émergence des futurs champions industriels guinéens.
Il est à rappeler que cette première édition de la Semaine de Financement des Entreprises Guinéennes (SFEG) se tiendra du 08 au 10 juin 2026 à Conakry. Elle regroupera 500 participants, et des PME.
Objectif, connecter les acteurs économiques, structurer l’offre de crédit et faciliter l’accès au financement pour bâtir des champions nationaux.
Par Sékouba Kourouma pour Actu7.com
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