Hadja Andrée Touré, première Première dame de la République de Guinée et veuve du président Ahmed Sékou Touré, est décédée ce mercredi au Royaume du Maroc, où elle était hospitalisée depuis plusieurs semaines pour des soins médicaux. L’information a été confirmée par plusieurs sources concordantes.
Née Andrée Kourouma en 1934 à Macenta, Hadja Andrée Touré a marqué l’histoire politique de la Guinée en accompagnant son époux, Ahmed Sékou Touré, durant les vingt-six années de son mandat à la tête de l’État, de l’indépendance en 1958 jusqu’à son décès en 1984. Elle fut la première à porter le titre de Première dame de la République de Guinée.
Après la disparition de son mari, elle a connu des années difficiles, marquées par son arrestation, son emprisonnement puis son exil, avant de regagner la Guinée en 2000. Ces dernières années, elle s’était consacrée à la préservation de la mémoire du premier président guinéen, multipliant les rencontres avec les jeunes et publiant en 2023 un ouvrage consacré à sa vie aux côtés d’Ahmed Sékou Touré.
À l’annonce de son décès, le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, a salué la mémoire d’une « femme de courage, de résilience et de fidélité à son pays », estimant que sa disparition représente « la perte d’une part vivante de la mémoire nationale ».
À ce stade, les autorités n’ont pas encore communiqué les modalités du rapatriement de la dépouille ni le programme officiel des obsèques.
Le décès de Hadja Andrée Touré marque la disparition d’une figure emblématique de l’histoire contemporaine de la Guinée, dont le parcours demeure intimement lié aux premières décennies de l’indépendance du pays.
Ibrahima Sory Bangoura




