Deux semaines après l’ouverture officielle des classes, notre reporter a visité les structures éducatives de la Commune Rurale (CR) de Khorira regroupant l’école élémentaire, ainsi que le collège et le lycée  afin de s’enquérir des conditions de démarrage de l’année scolaire 2026-2027. Sur place, le constat est alarmant : les établissements publics font face à une surpopulation chronique dans les salles de classe et à un niveau de délabrement très avancé.
Si les responsables des différents établissements confirment que les cours ont débuté dès le premier jour de la rentrée, ils dressent un tableau préoccupant des difficultés majeures qui pèsent sur l’apprentissage.
Fondé en 1947, l’établissement dispose de 9 salles de classe pour l’élémentaire et de 3 pour la maternelle, encadrées par 18 enseignants pour un total de 22 groupes pédagogiques.
Selon le Directeur, M. Baldé Mamadou Saliou, l’école subit un cruel manque d’infrastructures et de personnel : « Certaines salles évoluent en double vacation et d’autres n’ont pas d’enseignants. »
Le censeur, M. Conté Amara, indique que l’établissement accueille plus de 1 200 élèves répartis en 19 groupes pédagogiques, pour seulement 10 salles disponibles. Il déplore un déficit structurel de 9 salles de classe et de professeurs dans des matières clés telles que l’anglais, les mathématiques, l’économie et la philosophie.
Le Délégué scolaire de l’enseignement élémentaire de la CR de Khorira, M. Thierno Mamadou Bah, précise que l’école élémentaire de Khorira-Centre enregistre un effectif prévisionnel de 1 200 élèves pour seulement 9 salles, soit une moyenne critique de plus de 100 élèves par classe. Il a également tiré la signal d’alarme concernant l’absence d’eau potable et de latrines fonctionnelles dans certaines structures.
Malgré ces conditions difficiles, les responsables d’établissements saluent les efforts conjugués de la Commune Rurale de Khorira et de la Direction Préfectorale de l’Éducation (DPE) de Dubréka pour favoriser le bon déroulement de la rentrée.
Toutefois, ils lancent un appel pressant aux nouvelles autorités afin qu’elles interviennent rapidement pour résoudre ces crises structurelles et garantir aux enfants des conditions d’apprentissage dignes et sécurisées.
Abdoulaye Keita