Face à la prolifération incontrôlée des narguilés et aux risques sanitaires majeurs qui en découlent, les autorités guinéennes ont pris une décision radicale mais jugée salutaire par une grande partie de la population (…). L’interdiction formelle de l’importation, de la distribution et de la consommation de la chicha sur toute l’étendue du territoire national.
Longtemps tolérée dans les maquis, bars et salons lounge des grandes agglomérations comme Conakry, cette pratique enfumée, devenue un véritable phénomène de mode chez les jeunes, est désormais fermement traquée par les forces de l’ordre.
Cette mesure forte s’inscrit dans un combat légitime pour la protection de la santé publique. Contrairement à une idée reçue tenace qui prête à la chicha une nocivité inférieure à celle de la cigarette en raison du passage de la fumée par l’eau, les professionnels de la santé ne cessent de tirer la sonnette d’alarme. Une seule séance de chicha équivaut à l’inhalation d’une quantité de fumée comparable à des dizaines, voire une centaine de cigarettes, libérant une forte concentration de monoxyde de carbone, de goudron et de métaux lourds. En coupant court à cette habitude toxique, le gouvernement guinéen entend prévenir une explosion des pathologies cardiovasculaires, des cancers pulmonaires et des détresses respiratoires au sein de sa population active.
En dehors de la dimension médicale, cette décision touche un problème de société profond : la sauvegarde de la jeunesse ; la sécurité et la salubrité.
Dans les rues et sur les réseaux sociaux, de nombreux citoyens saluent un acte de courage politique et un sursaut de responsabilité. Pères, mères de famille, éducateurs et leaders communautaires expriment leur soulagement face à une mesure qui vise à protéger les générations futures. Pour beaucoup, cette interdiction témoigne d’une volonté réelle d’assainir l’environnement social et de replacer le bien-être et la santé des jeunes au cœur des priorités nationales.
AK