La gestion de la commune de Kassa fait l’objet de vives tensions politiques. Cheick Tidiane Traoré est ouvertement monté au créneau pour dénoncer la marginalisation répétée des conseillers communaux dans les activités et la conduite des affaires de la collectivité.
Dans une prise de parole sur sa page Facebook, l’ancien responsable estime que ce dysfonctionnement dépasse un simple problème de communication interne, évoquant désormais une véritable dérive institutionnelle à combattre.
Pour étayer son constat, Cheick Tidiane Traoré s’appuie sur un événement récent qui est la réception du président de la République à son retour de vacances. Selon lui, l’organe délibérant a été totalement ignoré, n’ayant été ni informé officiellement, ni associé à l’organisation de la cérémonie.
Interpellé sur ce manque d’implication des élus, le secrétaire général de la mairie aurait argué que le Maire a mobilisé et les gens sont sur le terrain. Une justification qui passe mal auprès du dénonciateur, il rappelle avec fermeté que si le maire dirige l’exécutif communal, il ne saura se confondre à lui seul avec l’ensemble de la collectivité.
Dénonçant une volonte manifestée de confisquer la gouvernance locale, Cheick Tidiane Traoré prévient que les manques d’inclusion à venir seront désormais rigoureusement constatés et documentés. Il n’exclut pas d’engager des démarches formalisées auprès des autorités administratives et des juridictions compétentes.
En dernier recours, une mobilisation citoyenne pacifique est également évoquée, bien qu’il insiste sur le cadre strict de la légalité. « Le Maire peut diriger l’Exécutif. Il ne peut pas confisquer la Commune », tranche-t-il. Dans la même dynamique, Cheick Tidiane réclame une gestion transparente, inclusive et respectueuse des institutions locales. Ce coup de gueule relance ainsi le débat capital sur le rôle effectif des conseillers élus face au pouvoir exécutif de la mairie.
La rédaction