La salle de conférence de la mairie de Matoto a servi de cadre jeudi, 20 août 2026, à un atelier de niveau stratégique dédié à l’appropriation des données actualisées du découpage territorial de la région de Conakry. Initiée par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), la rencontre a rassemblé une pléiade de décisionnaires locaux : maires, secrétaires généraux et directeurs municipaux des ressources (DMR) venus des communes de Matoto, Tombolia, Sonfonia, Kagbelen, Manéah et Sanoyah.
Cette session de travail avait pour objectif d’armer les cadres territoriaux des outils cognitifs et cartographiques nécessaires pour répondre aux exigences de la nouvelle configuration administrative.
Pour Mamadou Bobo Diallo, représentant du MATD, cette démarche s’inscrit dans une dynamique globale de renforcement des compétences et d’organisation fine du territoire national. L’initiative vise à garantir une cohérence parfaite entre l’action de l’État et celle des administrations décentralisées.
Sur le terrain, l’enthousiasme est palpable chez les exécutifs communaux à l’image du maire de Matoto, Moussa Diallo qui n’a pas manqué de saluer la tenue de cet atelier capital. Il a souligné que la maîtrise des nouvelles limites administratives conditionne directement la qualité des services rendus aux citoyens et l’efficacité de la gestion des collectivités.
Abondant dans le même sens, la secrétaire générale de commune de Manéah, Mariame Condé a rappelé que la précision des données territoriales constitue la clef de voûte de toute planification stratégique et de la réussite des politiques publiques locales.
En harmonisant la compréhension du découpage territorial entre les différentes entités administratives de la zone métropolitaine, le gouvernement entend optimiser la coordination intercommunale. Cette mise à niveau technique permettra une meilleure prise en compte des réalités démographiques et géographiques du Grand Conakry, posant ainsi les bases d’un développement urbain plus équilibré et maîtrisé.
La rédaction