Un colloque international d’envergure, axé sur le financement du développement local par les ressources minières, se tient les mardi 24 et mercredi 25 juin 2025 à Conakry. Organisé conjointement par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités Locales (ANAFIC) et le Réseau International des Agences de Financement des Collectivités Locales (RIAFCO), cet événement majeur vise à établir un espace de dialogue et d’innovation. L’objectif est clair : faire émerger des politiques publiques ambitieuses et mobiliser de nouveaux partenariats pour optimiser le financement du développement local grâce aux richesses minières du pays.
Présidée par le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le Général à la retraite Ibrahima Kalil Condé, cette rencontre  rassemble des autorités locales guinéennes, des représentants d’institutions financières, des collectivités territoriales, ainsi que des délégations venues de 14 pays membres du RIAFCO.
Présent en tant que paneliste, Souleymane Koïta, président de la délégation spéciale de la commune urbaine de Siguiri, a salué cette initiative des autorités. Selon lui, elle est essentielle pour promouvoir le développement local et améliorer la vie des citoyens.
C’est pourquoi, M. Koïta a exprimé sa gratitude envers la direction générale de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités Locales pour l’invitation à ce colloque.
« Pendant le panel, nous nous sommes penchés sur les avancées significatives que l’ANAFIC a réalisées dans nos différentes collectivités » souligne-t-il.
Il a aussi souligné que le processus de développement local doit être inclusif et participatif. Par le passé dit-il, les collectivités subissaient une forte pression citoyenne. Car « le budget dont nous disposions ne permettait pas de financer un très grand nombre d’activités en faveur des citoyens. Ce qui entraînait un taux d’exécution très bas des projets inscrits dans les outils de planification. »
Il a poursuivi en notant : « Mais aujourd’hui, l’ANAFIC nous appuie non seulement en termes de renforcement des capacités et de mise en place de mécanismes d’engagement citoyen dans le cadre de la promotion de la démocratie locale, mais aussi en prenant en charge les agents… »
Grâce à l’ANAFIC, via le Fonds National de Développement Local (FNDL), de nombreuses infrastructures ont vu le jour. « L’ANAFIC nous a permis de réaliser des infrastructures scolaires, sanitaires et l’amélioration du secteur de l’hydraulique villageoise dans les communes du pays, » a-t-il affirmé.
C’est d’ailleurs ce qu’il a suggéré à toutes les institutions de soutien du RIAFCO et à l’ANAFIC.
Abordant les défis actuels, Souleymane Koïta a mis en avant les préoccupations environnementales : « Aujourd’hui, nous sommes confrontés à des défis liés à la question de l’environnement. Cela inclut les actions d’atténuation du changement climatique et la salubrité publique. Il ne s’agit plus seulement de transporter les déchets au dépotoir final, mais d’installer des unités de transformation et de valorisation des déchets. Voilà des questions sur lesquelles nous nous sommes penchés, et nous osons espérer qu’à l’issue de ce colloque, les recommandations permettront d’accroître les financements au niveau des collectivités locales. »
 
En plus du soutien de l’ANAFIC pour les besoins des citoyens de sa juridiction, Souleymane Koïta a souligné que de nouvelles préoccupations ne cessent de croître, rendant essentiel d’augmenter les fonds alloués aux collectivités locales, car, pour lui, les montants actuels sont insuffisants face aux besoins croissants.
Sur le plan sécuritaire, le président de la délégation spéciale de Siguiri a salué les efforts du Chef de l’État. Selon lui, le Président de la République a démontré que la sécurité des citoyens et de leurs biens demeure la responsabilité régalienne de l’État guinéen.
« Par le passé, ce sont les bandits qui semaient la terreur au niveau de la commune urbaine de Siguiri et sur l’ensemble du territoire des collectivités rurales. Mais grâce aux efforts des forces de défense et de sécurité, la peur a changé de camp. Elle se trouve aujourd’hui dans le camp des malfrats. Le citoyen reste rassuré grâce aux efforts loyaux et louables du CNRD et de son président, le Général d’Armée Mamadi Doumbouya, » a-t-il conclu.
Sekouba Kourouma
+224 628 00 36 63