Le ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD) a organisé, ce lundi, 19 octobre, un atelier de formation à l’intention des acteurs clés engagés dans la sensibilisation à la lutte contre l’utilisation des plastiques à usage unique. La rencontre s’est tenue au Centre national de perfectionnement de Donka, à Conakry.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la lutte contre la pollution plastique et à promouvoir des comportements plus respectueux de l’environnement en Guinée.
L’atelier vise à renforcer les capacités des acteurs impliqués dans la protection de l’environnement, afin de leur permettre de mieux comprendre les conséquences néfastes des plastiques à usage unique et de contribuer efficacement à la sensibilisation des populations.
Les échanges portent notamment sur les effets des déchets plastiques sur l’environnement, la santé publique et le cadre de vie des populations. Ils mettent également en évidence la nécessité d’adopter des pratiques responsables en matière de consommation, d’utilisation et de gestion des déchets plastiques.
À travers cette formation, le MEDD entend favoriser une meilleure compréhension des enjeux liés à la pollution plastique et encourager une mobilisation accrue des différentes parties prenantes autour de solutions durables.
La prolifération des déchets plastiques constitue une préoccupation environnementale majeure. Les sachets, emballages et autres produits plastiques à usage unique, souvent utilisés pendant une courte période, peuvent persister longtemps dans la nature lorsqu’ils ne sont pas correctement collectés et éliminés.
Leur accumulation dans les rues, les caniveaux et les cours d’eau contribue à la dégradation du cadre de vie, à l’obstruction des ouvrages d’assainissement et à la pollution des milieux naturels.
Face à cette situation, la sensibilisation apparaît comme un levier essentiel pour encourager les citoyens à adopter des gestes écologiques. Il s’agit notamment de réduire l’utilisation des plastiques à usage unique, de privilégier les alternatives réutilisables et d’adopter de meilleures pratiques en matière de gestion des déchets.
Au-delà de la formation, cette rencontre constitue une occasion de renforcer la collaboration entre les acteurs institutionnels et les autres parties prenantes engagées dans la protection de l’environnement.
La lutte contre la pollution plastique nécessite, en effet, une implication active des pouvoirs publics, des collectivités, des organisations de la société civile, des acteurs économiques et des citoyens.
En organisant cet atelier au Centre national de perfectionnement de Donka, le ministère de l’Environnement et du Développement durable réaffirme l’importance du renforcement des capacités et de l’éducation environnementale dans la promotion d’un cadre de vie sain et durable.
L’objectif est de faire de la sensibilisation un véritable levier de changement des comportements et de mobiliser l’ensemble des citoyens autour d’un engagement collectif en faveur de la préservation de l’environnement en Guinée.
Pour Daouda Yansané, journaliste à Émergence Magazine et participant à l’atelier: « En tant que journaliste à Émergence Magazine et participant à cet atelier organisé par le ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD), je salue cette initiative qui vise à renforcer les capacités des acteurs engagés dans la lutte contre les plastiques à usage unique.
Cette rencontre nous permet de mieux comprendre les conséquences de la pollution plastique sur l’environnement, la santé publique et le cadre de vie de nos populations. Elle nous rappelle également le rôle essentiel que nous, professionnels des médias, devons jouer dans l’information et la sensibilisation des citoyens.
En tant que journalistes, nous avons la responsabilité de relayer les messages de sensibilisation, d’informer la population sur les dangers liés à l’utilisation abusive des plastiques à usage unique et d’encourager l’adoption de comportements plus responsables.
Je pense que la lutte contre la pollution plastique ne peut être efficace sans une mobilisation collective impliquant les autorités, les médias, les leaders religieux, les commerçants et l’ensemble des citoyens.
Je remercie le MEDD pour cette initiative et j’encourage la poursuite de telles actions afin de renforcer la conscience environnementale et de contribuer à la préservation de notre cadre de vie en Guinée. »
À cette occasion, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Fassou Théa, a souligné les conséquences de la pollution plastique sur l’environnement, la santé publique et le cadre de vie des populations.
« La pollution plastique constitue aujourd’hui l’un des défis environnementaux majeurs auxquels notre pays est confronté. Dans nos villes, nos marchés, nos quartiers et jusque dans nos cours d’eau, les déchets plastiques envahissent progressivement les espaces publics, dégradent les paysages, obstruent les ouvrages d’assainissement et contribuent à la détérioration de notre environnement », a-t-il déclaré.
Face à cette situation, le ministre a rappelé la volonté du gouvernement, sous l’impulsion du chef de l’État, de renforcer les mesures de lutte contre la pollution plastique, notamment à travers l’application rigoureuse de la réglementation en vigueur relative à l’importation, à la fabrication et à la commercialisation des plastiques à usage unique.
S’adressant aux professionnels des médias, aux leaders religieux et aux administrateurs des marchés, Fassou Théa a insisté sur le rôle déterminant de ces acteurs dans la sensibilisation des populations et l’application des mesures réglementaires.
« À vous, professionnels des médias, revient la responsabilité d’informer, d’expliquer et de sensibiliser. Par vos reportages, vos émissions, vos articles et vos productions numériques, vous pouvez contribuer à une meilleure compréhension des enjeux de la pollution plastique et encourager l’adoption de comportements responsables », a-t-il souligné.
Le ministre a également invité les leaders religieux à intégrer davantage les messages de protection de l’environnement dans leurs prêches et leurs sermons. Il a estimé que les lieux de culte constituent des espaces privilégiés de dialogue, d’éducation et de mobilisation communautaire.
Il a, par ailleurs, appelé les administrateurs des marchés à jouer pleinement leur rôle dans l’application des mesures réglementaires au sein de leurs espaces commerciaux.
« Il est indispensable de promouvoir des pratiques responsables, de renforcer les mécanismes de contrôle interne et d’encourager, lorsque cela est adapté, le recours à des emballages alternatifs respectueux de l’environnement », a-t-il indiqué.
Pour le ministre, la réussite de la politique de lutte contre les plastiques à usage unique repose également sur la capacité des autorités à accompagner le changement des comportements.
Il a notamment souligné qu’il ne suffit pas de demander aux citoyens d’abandonner les plastiques à usage unique. Il est également nécessaire de leur permettre de mieux comprendre les mesures prises, de promouvoir des alternatives appropriées et de tenir compte des réalités économiques des commerçants, des producteurs et des consommateurs.
La transition vers des pratiques plus durables doit ainsi s’appuyer sur un accompagnement progressif, tout en maintenant des objectifs clairs et ambitieux. Elle exige une coordination efficace entre les services de l’État, les opérateurs économiques et les organisations citoyennes.
En conclusion, Fassou Théa a rappelé que la préservation de l’environnement constitue une responsabilité collective qui engage aussi bien les pouvoirs publics que les citoyens.
«La Guinée est notre bien commun. La préserver est une responsabilité collective envers les générations actuelles et futures», a-t-il conclu.
Ibrahima Sory Bangoura