L’Académie des Sciences de Guinée (ASC) a procédé au lancement officiel de sa 3ème rentrée académique, samedi, 17 octobre 2026 en présence d’éminentes personnalités, de professeurs et de docteurs du pays. Elle est le fruit d’intenses efforts menés sur plusieurs années par des chercheurs, des professeurs, des intellectuels et des universitaires. Amorcée dès 2017, l’institution a vu le jour de manière concrète en 2019, avant d’être officiellement instituée par une loi promulguée en 2020.

Une cérémonie placée sous le haut patronage du président de la République, Protecteur des Sciences, des Arts et de la Culture, et sous le parrainage de la ministre de tutelle. Cette rencontre de haut niveau était présidée par le président de l’Assemblée nationale, Dr. Dansa Kourouma, accompagné de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Diami Diallo.

À cette occasion, la deuxième vice-présidente de l’Assemblée nationale, Dre Makalé Traoré, également membre de l’Académie, a souligné que cette institution regroupe l’élite intellectuelle et scientifique du pays. Pour elle, cette rentrée a été marquée par des présences de premier plan, notamment celle de la ministre de l’Enseignement supérieur dont le département assure le parrainage institutionnel de l’Académie, ainsi que celle du président de l’Assemblée nationale. L’événement a également été enrichi par une conférence inaugurale portant sur « La technologie au service du développement », dispensée par l’ancien Premier ministre Kabinet Komara.

Prenant la parole, le président de l’Académie, le Professeur Mamadou Aliou Baldé, a mis l’occasion à profit pour dresser un premier bilan : « C’est au cours de cette rentrée académique que nous définissons les activités à venir. Mais je voudrais déjà souligner quelques acquis de l’Académie depuis le démarrage de nos activités. Nous nous sommes investis dans le domaine de la santé, notamment lors de la crise de la Covid-19, en parrainant un essai clinique qui a donné de bons résultats ».

Actuellement, a poursuivi le Pr. Baldé, l’institution parraine un nouvel essai clinique ciblant une autre grande maladie infectieuse, le VIH/Sida. Parallèlement, dans le domaine de la biodiversité, l’Académie s’attaque aux problématiques concrètes du pays, en particulier en milieu rural, afin de soumettre des propositions pratiques à la communauté.

Abordant le volet éducatif, le président de l’Académie s’est appesanti sur la nécessité d’accentuer la formation dès l’école primaire : « Ce sont ces enfants qui, demain, seront les acteurs clés du projet Simandou en l’an 2040. Il est donc très important que, d’ores et déjà, ils soient sensibilisés aux réels problèmes de notre pays dans tous les domaines. »

Le Professeur Baldé a également souligné l’importance de s’adresser aux lycéens et aux étudiants autour de thématiques ciblées, tout en évoquant les enjeux du numérique : « L’intelligence artificielle fait que les données sont aujourd’hui à la portée de tout le monde. L’objectif de l’Académie des sciences est de récupérer ces données, de les centraliser dans notre bibliothèque que nous venons de créer et que nous allons renforcer, pour demain les numériser et les intégrer pleinement dans l’écosystème de l’intelligence artificielle. »

Présente à cette cérémonie, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Djami Diallo, a salué la tenue de cette rentrée. Elle a réitéré la ferme volonté du gouvernement d’accompagner l’Académie dans l’atteinte de ses objectifs, s’inscrivant ainsi dans l’élan de développement amorcé sous la vision Simandou 2040 et la clairvoyance du chef de l’État, Mamadi Doumbouya.

Par Sékouba Kourouma pour Actu7.com

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