Le Bureau exécutif de l’Africa Aquatics Zone 2 effectue actuellement une visite officielle en République de Guinée. Conduite par son président, Mamourou Bouaré, cette mission stratégique vise à mobiliser des partenaires, renforcer la coopération institutionnelle et poser les bases du développement des sports aquatiques dans la sous-région.
Ladite mission a pour principaux objectifs de nouer des contacts avec des partenaires potentiels, de mener des démarches de marketing et de sponsoring, et de conclure des conventions au profit de la Fédération aquatique de Guinée (FAG) et de l’instance sous-régionale (AA Zone 2).À travers un point de presse animé lundi, 12 octobre à Conakry, les membres de la délégation sont revenus sur les motivations profondes de leur présence en terre guinéenne.

Prenant la parole, le président d’Africa Aquatics Zone 2, Mamourou Bouaré, a rappelé le choix fort de sa première sortie officielle : « Nous sommes aujourd’hui à Conakry, en République de Guinée, la première république africaine à avoir revendiqué sa souveraineté le 2 octobre 1958. Élu en août 2026 à la tête d’Africa Aquatics Zone 2 grâce à l’engagement des autorités guinéennes, je ne pouvais réserver ma première visite qu’à la Guinée, et tout particulièrement à notre première vice-présidente, Dr M’Bambé Sacko. C’est une battante que je connais depuis près de 20 ans, et dont l’abnégation fait honneur à la natation de notre zone. »

Par rapport à la question centrale des infrastructures, le président de la zone 2, Bouaré a dressé un constat lucide sur la cherté et l’exigence de la discipline : « Pour réaliser une piscine olympique répondant aux normes internationales et homologuée, il faut investir des milliards. Nos pays ne mesurent pas encore toujours l’importance des sports aquatiques. Comparé au football, la natation est une discipline qui non seulement soigne, mais surtout sauve des vies. C’est notre slogan : on ne meurt pas parce qu’on ne sait pas jouer au football, mais on peut mourir parce qu’on ne sait pas nager. »

Il a aussi mis l’accent sur un frein majeur au développement sportif à l’image des tracasseries liées à l’obtention de visas. En plaidant pour une véritable diplomatie aquatique, il a déploré que des athlètes ratent encore des compétitions continentales faute de fluidité dans la libre circulation au sein du continent.

Abondant dans le même sens, le président de l’Unité d’intégrité d’Africa Aquatics zone 2 et membre du bureau exécutif, Youssoufou Ahmadou est revenu sur la nouvelle vision de l’instance pour la mandature 2026-2030 : « L’un des objectifs de ce mandat est de mettre fin à une habitude du passé : participer aux activités internationales et revenir sans médaille. Pour cela, il faut une politique et une stratégie d’accompagnement rigoureuse des athlètes, des encadreurs et de tout l’écosystème sportif. L’athlète doit être remis au cœur de la dimension managériale. »

Il a, à son tour, tenu à saluer la double casquette de Dre. M’Bambé Sacko, récemment nommée à la tête du Pôle Aquatique en eaux libres, une consécration méritée suite aux succès des compétitions d’envergure organisées à Conakry en 2025.Pour sa part, la présidente de la Fédération Aquatique de Guinée (FAG), Dre. M’Bambé Sacko, a souligné l’importance de cette visite pour l’avenir de la discipline dans le pays. Tout en saluant l’honneur fait à la Guinée en tant que premier pays visité par le nouveau bureau, elle n’a pas masqué les retards structurels accusés dans les domaines suivants : infrastructures, équipements et la formation.

« La piscine olympique du complexe de Marocana rencontre des difficultés majeures (dysfonctionnements techniques) et nécessite une réhabilitation urgente ou une mise aux normes pour abriter des compétitions sous-régionales. Seuls quelques pays de la zone (Ghana, Sénégal, Nigéria) disposent actuellement des plateaux techniques complets (tableaux électroniques, bassins multiples) pour organiser des championnats continentaux. La FAG réaffirme sa volonté de structurer la discipline, d’encourager la création de bassins d’entraînement de proximité et d’accentuer la formation continue des techniciens, arbitres et juges locaux. »Représentant le ministère des Sports à cette cérémonie, Mamadou Djouma Diallo a exprimé la pleine disponibilité de son département à accompagner cette dynamique, qui contribue efficacement au rayonnement du sport guinéen.

La cérémonie a pris fin par une visite guidée des installations sportives.

Par Sékouba Kourouma pour Actu7.com
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