Catherine Dédé Beavogui est une jeune coiffeuse guinéenne dont le parcours illustre une rencontre originale entre les nouvelles technologies et l’univers de la beauté. Diplômée en Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) à Gamal, elle a choisi de développer également sa passion pour la coiffure, avec l’ambition de construire une véritable carrière dans ce domaine.
Pour Catherine Dede Beavogui, la coiffure représente bien plus qu’un simple métier. C’est un espace de créativité, d’expression et de valorisation de la personnalité. À travers son travail, elle souhaite mettre son savoir-faire au service d’une clientèle exigeante et faire progressivement connaître son talent.
Son parcours académique dans le domaine des technologies de l’information constitue également un atout. À l’heure où les réseaux sociaux et le numérique jouent un rôle majeur dans la promotion des métiers de la beauté, cette double compétence peut lui permettre de développer son image professionnelle, de présenter ses réalisations et de toucher une clientèle plus large.
« Mon rêve, c’est de coiffer le président de la République et les stars »
Parmi ses ambitions, Catherine Dede Beavogui nourrit un rêve particulièrement fort : coiffer un jour le président de la République ainsi que des personnalités et des stars.
« Mon rêve, c’est de coiffer le président de la République et les stars », confie-t-elle, déterminée à continuer à perfectionner son art et à saisir les opportunités qui pourront la rapprocher de cet objectif.
Derrière cette ambition se trouve une volonté de faire de la coiffure un véritable métier d’excellence. Pour elle, atteindre une clientèle prestigieuse passe avant tout par le travail, la formation, la discipline, la créativité et la capacité à se renouveler.
Le parcours de Catherine Dede Beavogui rappelle que les rêves professionnels peuvent prendre plusieurs chemins. Entre sa formation en NTIC et sa passion pour la coiffure, elle entend créer son propre univers et faire de son talent une signature.
Son ambition est désormais de continuer à progresser, à développer sa notoriété et à faire découvrir son savoir-faire à un public toujours plus large.
Avec de la détermination, de la créativité et du travail, Catherine Dede Beavogui espère transformer son rêve en réalité : s’imposer dans l’univers de la coiffure et, un jour, avoir l’honneur de coiffer les plus grandes personnalités.
Pour Catherine Dede Beavogui, j’ai commencé à apprendre depuis tout petite, et au fur et à mesure que j’apprenais après les cours, c’est devenu une passion pour moi. Sinon, à la base, c’est ma mère qui m’a envoyée pour apprendre, comme tous les autres enfants pendant les vacances, on les met dans des métiers.
Comme depuis fort longtemps, j’arrivais à concilier les deux métiers avec mes études, et ça me permettait de joindre les deux bouts, à ne pas toujours demander à la famille et à les épauler. Donc, et même si j’ai fini les études, je suis informaticienne développeuse de profession. Vous savez, la passion en fait, même si on est occupé mille fois, on ne peut pas le laisser. Donc, après les coursle j’essaie de coiffer mes clients potentiels. Certains m’appellent, je vais chez eux les coiffer. Et comme mon objectif c’est de coiffer un jour le Président de la République, donc je dois le faire à chaque fois. Coiffer les stars, c’est ça mon rêve.
Même si tu étudies, si tu es une jeune fille ou tu es un jeune garçon, essaie d’apprendre quelque chose parce que ça va beaucoup t’aider quand tu ne seras pas à côté des parents ou même si les parents sont là, ou même si tu seras mariée. Ça va te permettre à aider ton partenaire, tes parents, et tu seras en fait un peu indépendante. Apprendre un métier, ça veut pas dire que tu te fais comme un garçon. Moi je suis femme, je fais le métier d’homme, mais l’homme reste toujours le chef.
Et ce qui est très important dedans, quand tu apprends un métier, tu diminues en fait le taux de chômage. Actuellement, moi mon objectif c’est de former les autres jeunes filles et les autres garçons qui veulent apprendre un travail mais ils ne savent pas comment le faire. Ou les jeunes filles qui veulent aller travailler dans des salons mais qui sont confrontées au harcèlement. Donc si les bonnes de volonté essaient de m’aider à ouvrir vraiment un institut de formation dans le domaine de la coiffure homme, ça va beaucoup me plaire et ça va aussi aider plusieurs autres jeunes qui n’ont pas eu la même chance.
Même si tu n’aimes pas quelque chose, fonce, fais-le chaque jour. Au fur et à mesure que tu le fais, ça sera une passion pour toi.
Ibrahima Sory Bangoura