Initialement prévue pour septembre 2026, l’interdiction des emballages plastiques pour l’eau minérale est repoussée de six mois. Annoncée mercredi, 6 octobre à la télévision nationale (RTG), cette mesure vise à éviter toute pénurie et flambée des prix de l’eau potable.
Deux ans après l’entrée en vigueur du décret du 21 septembre 2024 interdisant certains emballages plastiques, le gouvernement guinéen a officialisé un moratoire exceptionnel de six mois en faveur des industriels du secteur.
Ce délai supplémentaire offre aux producteurs un répit pour moderniser leurs chaînes de production et assurer leur transition vers des matériaux plus respectueux de l’environnement.
En repoussant l’échéance initiale fixée au 20 septembre 2026, les autorités entendent prévenir deux risques majeurs : des ruptures d’approvisionnement en eau potable pour les ménages et une hausse spectaculaire des prix de cette ressource vitale pendant la phase d’adaptation du secteur.
Pour accélérer la reconversion industrielle, l’État annonce la mise en place de mesures d’incitation financière et douanière. Celles-ci visent à encourager l’importation et la fabrication locale de résines PET, de préformes et d’emballages biodégradables. Les acteurs de la filière sont ainsi invités à accélérer leurs investissements dans des solutions durables et à renforcer le recyclage des déchets plastiques.
Afin de garantir le respect des engagements pris durant cette période de transition, une commission interministérielle dédiée a été constituée. Elle opérera sous la présidence directe du Premier ministre.
La rédaction




