Un glissement de terrain survenu dans la nuit de samedi à dimanche sur la décharge de Dar-Es-Salam, dans la commune de Gbessia, a enseveli plusieurs habitations. Le bilan provisoire fait état d’au moins huit morts et de nombreux disparus.
Le drame s’est produit en plein sommeil. Dans la nuit du 22 au 23 août 2026, la montagne de déchets de la décharge de Dar-Es-Salam s’est effondrée sur les logements riverains, ne laissant aucune chance à plusieurs familles.
Sur place, le paysage est apocalyptique. Une masse compacte de détritus et de boue recouvre entièrement les habitations frappées par le sinistre. La catastrophe s’est déroulée en deux temps, une première coulée suivie d’une seconde vague fulgurante, fatale pour les résidents qui tentaient de s’enfuir ou de porter secours à leurs proches.
Les témoignages recueillis traduisent l’ampleur de la tragédie :
Mariame Camara, rescapée : « C’est la seconde vague qui a tout emporté. J’ai immédiatement saisi la main de mon frère, mais la force de la coulée l’a arraché à ma prise. Dans ma famille, cinq personnes sont touchées ».
Une habitante anonyme a, à son tour déplore : « J’ai perdu cinq proches d’un coup dont : deux frères, une belle-sœur et leurs deux enfants, tous piégés à l’intérieur ».
À ce stade, les secours et les riverains ont extrait huit corps des décombres. Les recherches se poursuivent activement sous la pluie pour tenter de retrouver d’autres survivants. Ce drame relance le débat sur la sécurité des populations vivant à proximité immédiate des décharges de la capitale, récemment fermées par les autorités mais fragilisées par les intempéries.
Par Sékouba Kourouma




