Dans le cadre d’une prise de contact suite aux récentes élections interprofessionnelles, le nouveau président de la Fédération Interprofessionnelle Nationale Bétail-Viande (FINABEV – Guinée), Hassan Bah s’est rendu samedi, 22 Août 2026 à l’abattoir de Matoto. Ce déplacement visait à échanger directement avec les acteurs du secteur du Grand Conakry et à s’enquérir des réalités du terrain.
L’objectif principal de cette démarche est de recueillir les préoccupations et les difficultés des professionnels afin de porter efficacement leurs revendications auprès des autorités.
Pour le président de la FINABEV, la production demeure le maillon essentiel de toute la chaîne. Sans une sécurité garantie pour les éleveurs et leur cheptel, aucun investissement durable n’est envisageable. Or, l’insécurité actuelle entraîne des ruptures d’approvisionnement et la hausse des prix sur le marché. L’enjeu vise à sécuriser les producteurs pour doubler la production, stabiliser l’offre et faire baisser les prix pour le consommateur final.
Dans cette dynamique dit-il, des échanges récents ont eu lieu avec le nouveau ministre de l’Élevage, portant notamment sur l’amélioration génétique des races de bétail. Le ministre a d’ailleurs effectué des visites de terrain sur plusieurs sites (Matoto, Kagbelen, Kouria et Kipé) pour évaluer l’état des abattoirs et des infrastructures. Une collaboration continue s’amorce également avec la Chambre Nationale d’Agriculture (CNA) et d’autres partenaires institutionnels et financiers.
L’interprofession plaide pour que l’élevage soit reconnu comme un pilier majeur du développement économique de la Guinée. L’objectif est de cesser de percevoir l’éleveur comme une simple vache à lait financière, pour le considérer comme un partenaire stratégique à accompagner.
De son côté, le président des bouchers de Matoto, Elhadj Bambé Matoto, a exprimé de vives inquiétudes. Il a notamment évoqué le sort des bétaillères retenues à la frontière Guinée-Mali, dont les acteurs sont sans nouvelles. À cela s’ajoutent des doléances portant sur la hausse des frais de dédouanement et le besoin urgent de moderniser les infrastructures (abattoirs, parcs et boucheries) pour permettre aux professionnels de servir la clientèle dans des conditions optimales.
Par Sékouba Kourouma pour Actu7.com
+224 628 00 36 63