L’inquiétude qui planait sur les frontières communes de l’Union du Fleuve Mano (UFM) semble laisser place à la volonté politique. Alors que les tensions entre la Guinée et ses voisins immédiats (Sierra Leone et Libéria) suscitaient de vives craintes ces dernières semaines, les autorités diplomatiques ont choisi de couper court à toute escalade.
Dès cet après-midi du dimanche, 15 mars 2026, les délégations de la Sierra Leone, du Libéria et de la Côte d’Ivoire ont commencé à rallier le Ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger. L’objectif est de transformer la zone de friction en un espace de concertation.

« Il s’agit d’une réunion bilatérale pour la résolution des différends frontaliers par voie diplomatique. Les délégations rejoignent actuellement le département pour entamer les échanges », confie une source proche du dossier.

Cette rencontre ministérielle ne doit rien au hasard. Elle sert de rampe de lancement au sommet des chefs d’État de l’Union du Fleuve Mano, prévu lundi, 16 mars 2026.
Convoqué par le président Mamadi Doumbouya, qui assure actuellement la présidence tournante de l’organisation, ce sommet de haut niveau vise à graver dans le marbre l’engagement des dirigeants en faveur d’une gestion concertée des frontières. Dans une région où les économies et les populations sont intrinsèquement liées, la rupture n’est pas une option.

Les enjeux de ladite rencontre consistent à désamorcer les tensions locales pour éviter des incidents sécuritaires aux frontières ; renforcer la coopération transfrontalière en matière de commerce et de circulation des personnes ; et enfin, réaffirmer le leadership de l’Union du Fleuve Mano (UFM) comme outil de prévention des conflits.

En privilégiant le dialogue ce dimanche, les États membres de l’Union du Fleuve Mano envoient un signal fort à la communauté internationale : la stabilité de la sous-région passera par la solidarité et la diplomatie, loin du bruit des armes.

La rédaction