Dans le but d’amplifier la transition numérique amorcée depuis 2010, le gouvernement guinéen en synergie avec la Banque mondiale, décidé d’intégrer le projet de transformation numérique pour l’Afrique/programme régional d’intégration numérique de l’Afrique de l’Ouest  (DTfA/WARDIP) pour un financement de 60 millions US. Ce montant sera utilisé comme levier pour attirer des investissements privés ainsi que des co-financements des partenaires techniques et financiers afin de combler le déficit de financement existant pour couvrir les activités. Il faut rappeler que ce projet est sous l’encrage du Ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique
C’est le samedi, 26 avril dans la salle de conférence de la mairie de Dubréka que s’est déroulé cet atelier de formation en présence du coordinateur du Wardip-Guinée, M. Fodé Youla, le vice-président de la délégation spéciale de ladite commune, M. Yamoussa Mara entouré de ces cadres.
La sensibilisation citoyenne et les consultations publiques sont deux piliers fondamentaux de la participation démocratique et de la gouvernance inclusive. Elle vise à informer, éduquer et mobiliser les citoyens autour d’enjeux sociaux, politiques, environnementaux ou économiques.
L’objectif de cet atelier est donc, de sensibiliser les participants sur les objectifs du projet, ses activités, ses avantages, ses impacts positifs, les risques potentiels, les mesures d’atténuation prévues ainsi que les résultats attendus.
A l’entame, le responsable de la communication du Wardip-Guinée, Sékou Sow a exprimé sa satisfaction pour la tenue du présent atelier. Une rencontre qui, selon lui, vise à susciter l’adhésion des participants au projet WARDIP-Guinee pour leur permettre à leur tour de sensibiliser leurs proches afin que ces derniers soient mieux informés. Car, pour lui, plus on est mieux informé, plus on peut mieux sensibiliser pour contribuer davantage au succès du projet pour le bien du public cible.
« L’objectif assigné au projet Wardip-Guinée ne pourra véritablement être atteint que si vous-mêmes, les populations dont vous avez l’autorité de gérer, s’approprient les valeurs qu’il prône telles que la citoyenneté et la non-violence ».
Prenant part à la formation,  Mamadouba Alsény Bangoura a noté : « Cette séance de formation vient à point nommé dans la mesure où il répond aux besoins pressant des bénéficiaires à l’utilisation du numérique devenu à présent incontournable. Donc, un tel projet qui va toucher l’ensemble du territoire de notre commune, si les parties prenantes ne sont pas sensibilisés, informés de son existence, ça va toujours créer des soucis sur le développement du projet. Car, ce programme va toucher l’environnement, donc, s’ils ne sont pas sensibilisés, je pense bien, même les autorités locales ne pourront pas faire quelque chose.
Donc, cette rencontre nous sensibilise en tant que citoyens, nous informe et nous édifie davantage sur les zones et les impacts que le projet va avoir pendant sa mise en œuvre. En tant que membre de la délégation spéciale et participant, c’est d’informer les communautés à la base sur tout ce qui doit être fait pour qu’elles puissent accompagner les initiatives qui peuvent permettre de développer notre communauté surtout en numérique ».
De son côté, la spécialiste de sauvegarde sociale du projet WARDIP-Guinée, Mme Camara Fanta Kouyaté a souligné que « la République de Guinée est confrontée à une situation qui est la déserte en numérique. Donc, l’objectif de ce projet dit-elle, c’est non seulement faciliter la numérisation au niveau de la Guinée, mais aussi nous permettre de compétir avec la sous-région en matière de digitalisation.
Cela, en mettant en place un mécanisme de gestion de plainte qui sera lié aux impacts du projet, sa prise en compte et qu’il soit traité pour ne pas qu’il aille au-delà de la maîtrise du projet.
Au sortir de cet atelier de sensibilisation citoyenne, qu’on dirait même de formation, nous voulons outiller les comités que nous allons mettre en place dans les communes, les redynamiser et renforcer leurs capacités par rapport aux objectifs du projet. Un projet qui est sous la tutelle du ministère des Postes des Télécommunications et de l’Economie Numérique ».
Pour sa part, le vice-président de la délégation spéciale de Dubréka, M. Yamoussa Mara a, au nom du président de la délégation spéciale de Dubréka exprimé son engagement à soutenir cette belle initiative.
« A travers les différentes interventions, nous savons que le présent projet va nous être très utile. Parce que, ça parle de l’outil que nous utilisons aujourd’hui qui est internet.
Nous devons d’abord remercier le partenaire qui est la Banque Mondiale qui a bien voulu financer cet important projet car, c’est un projet régional qui n’est pas seulement pour la Guinée, mais plutôt pour toute l’Afrique. C’est pourquoi, je remercie les formateurs qui ont consacré leurs temps pour transférer leurs compétences aux chefs de quartiers et aux responsables communaux ».
Le coordinateur du Wardip-Guinée, M. Fodé Youla a dit que le but de cette série de formations, de sensibilisations citoyennes est d’amplifier la transition numérique amorcée depuis 2010. Une initiative du Gouvernement guinéen en collaboration avec la Banque Mondiale qui a décidé d’intégrer le projet de transformation numérique pour l’Afrique dans le but d’entamer sa transition numérique. Cette transition selon lui, vise à développer davantage un accès au haut débit, les services financiers numériques et les services en ligne (e-Gouvernement).
« L’objectif de développement du Wardip-Guinée est d’accroître l’accès aux services haut débit et numériques grâce au développement et à l’intégration des marchés numériques dans la région de l’Afrique de l’Ouest. Ce qui va permettre au gouvernement de créer des infrastructures pour le développement du numérique, garantir un accès au haut débit à tous pour accélérer la réalisation des objectifs nationaux et internationaux de développement ».
Pour conclure, le Coordinateur du Wardip-Guinée a exprimé sa satisfaction pour le bon déroulement de cette première série d’ateliers de sensibilisations citoyennes dans les 13 localités d’intervention du projet à savoir : Kamsar, Boffa, Dubréka, Forécariah , l’île de Kassa et les communes de Conakry.
Ibrahima Sory Bangoura