Alors que le référendum constitutionnel du 21 septembre 2025 pointe à l’horizon, la société civile guinéenne sonne l’alarme et lance un appel solennel aux citoyens pour qu’ils retirent massivement leurs cartes d’électeur. Car, depuis le 6 septembre dernier, date du début de l’opération, ces cartes sont devenues le symbole d’une participation cruciale pour l’avenir du pays.
Réunies au sein de la synergie, les organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG) ont affirmé leur engagement à sensibiliser la population.
Dans un communiqué lu à leur siège de Dixinn, le président Gabriel Haba a souligné l’importance de ce document, bien plus qu’une simple carte. « Le succès du référendum repose sur une participation massive, qui commence par un geste simple : le retrait de sa carte », a-t-il déclaré.
Le message de la société civile est clair et sans équivoque. La carte d’électeur est présentée comme la clé de la souveraineté populaire, la garantie que la voix de chaque Guinéen sera entendue. C’est un appel à l’action, un rappel que refuser de la retirer, c’est renoncer à une partie de sa propre dignité et laisser d’autres décider à sa place.
Pour atteindre cet objectif, la synergie compte sur ses relais communautaires, qui mèneront des campagnes de proximité, des actions médiatiques et des messages ciblés. L’objectif est simple : faire en sorte qu’aucun citoyen ne soit empêché de voter par manque de ce document.
Le CNOSCG a spécifiquement appelé les différentes couches de la société à se mobiliser : les jeunes, en tant que « force vive », sont invités à montrer la voie ; les femmes, « piliers de la société », sont encouragées à prendre une part active et à inciter leurs familles à faire de même ; les sages, leaders religieux et communautaires sont appelés à user de leur influence pour inciter chacun à accomplir son devoir.
Pour les organisations de la société civile, le retrait de la carte n’est pas seulement un devoir citoyen, mais un « acte d’amour pour la patrie ». C’est un acte de responsabilité envers les générations futures et de foi en l’avenir du pays.
Fidèle à sa mission, la société civile guinéenne a réaffirmé sa volonté de superviser chaque étape du processus référendaire. Elle promet de dénoncer toute irrégularité et de se tenir aux côtés du peuple pour garantir un scrutin transparent et inclusif. L’avenir de la Guinée est entre les mains de ses citoyens, et le premier pas pour écrire l’histoire est de se munir de sa carte d’électeur.
Naby Moussa Soumah pour Actu7.com




