C’est une défaite amère qui a marqué mercredi, 15 octobre 2025 au Mali. Le Syli Cadet a vu son parcours s’arrêter en demi-finale du tournoi UFOA-A, éliminé par le Mali sur le score de 2 buts à 1. Ce derby ouest-africain a malheureusement tourné en faveur des Aiglons maliens.
Pourtant, la rencontre avait idéalement commencé pour le Syli Cadet. Dès la 4ème minute de jeu, Seydouba Sylla ouvrait le score, redonnant l’espoir à toute une nation. L’équipe affichait confiance, détermination et engagement. Mais, comme trop souvent, la Guinée n’a pas su gérer ses temps forts.
Le tournant décisif fut le carton rouge d’Alpha Sylla juste avant la pause. Cet événement a bouleversé la dynamique du match, révélant une fois de plus un manque de maturité et de gestion émotionnelle dans les moments cruciaux.
Réduits à dix, les poulains de Nesta ont résisté courageusement. Cependant, à force de subir, ils ont fini par concéder l’inévitable en fin de match, sur un but du capitaine Ismaël Kamissoko à la 86ᵉ minute.
La Guinée peine encore à franchir le cap de la constance et de la discipline tactique. Si le talent technique et les intentions sont bien présents, l’encadrement, la préparation mentale et la gestion des matchs à enjeu laissent encore à désirer. Ce n’est plus seulement une question de football, mais une problématique plus profonde liée à la culture de la gagne, à la rigueur et à la mise en place d’un projet sportif durable.
Malgré l’élimination, tout n’est pas à jeter. Cette nouvelle génération possède un réel potentiel et a montré du caractère et de la bonne volonté dans le jeu. Toutefois, si la structuration, le suivi et l’encadrement de nos jeunes ne sont pas fondamentalement revus, notre pays, la Guinée, continuera de revivre le même scénario : briller en phase de groupe, s’effondrer lors des matchs capitaux.
Le Syli Cadet jouera le match de classement pour la 3ème place samedi, 18 octobre 2025. Un match pour sauver l’honneur, certes, mais surtout pour envoyer un message, celui d’une équipe qui apprend, qui mûrit et qui refuse de s’installer dans l’éternel regret.
En définitive, cette élimination n’est pas une simple défaite. Elle met en lumière la fragilité et le manque de structuration chronique du football guinéen. Tant que cette structure ne sera pas profondément réformée, le rêve de millions de Guinéens restera une oscillation constante entre l’espoir et la déception.
Ibrahima Sory Bangoura




