C’est dans une atmosphère empreinte de civisme que s’est tenue mardi, 3 mars 2026, la cérémonie de remise officielle au sein de l’établissement. Le don, composé de fournitures didactiques (cahiers, matériel de géométrie) et d’équipements d’hygiène (poubelles, seaux), dépasse la simple charité. Pour la Fondation Internationale Président Mamadi Doumbouya pour la Science et la Culture Africaine (FIPSCAMD), il s’agit d’un investissement direct dans le capital humain guinéen.
Prenant la parole devant les autorités communales et la direction de l’école, le directeur des opérations de la fondation, Salif Cissé a rappelé que si l’État reste le pivot décisionnel, l’effort national doit être collectif : « Un vrai fils du pays doit se demander : que puis-je faire pour mon pays ? et non l’inverse. Ce don provient exclusivement des contributions volontaires des membres de la fondation. »
Selon les responsables de l’école primaire de Kipé 1 n’est pas un établissement comme les autres. Car, fondée en 1932 sous un simple hangar dans le village de Kaporo, elle a traversé les âges et les crises, incluant une fermeture forcée durant la seconde guerre mondiale. Si elle est passée de 3 salles de classe à ses débuts à 15 salles en 2019, le poids des années se fait sentir. Aujourd’hui, le constat est lucide, six salles de classe sont en état de délabrement et l’absence d’une aire de jeux adaptée freine l’épanouissement des élèves. Le geste de la FIPSCAMD apparaît donc comme une bouffée d’oxygène pour cette institution presque centenaire.
Présent pour l’occasion, le président de la délégation spéciale de Ratoma, Sékou Traoré, a salué cet engagement citoyen. Il a profité de l’opportunité pour exhorter d’autres acteurs du secteur privé à emboîter le pas à la fondation.
L’ambition de la FIPSCAMD ne s’arrête d’ailleurs pas à la capitale. Après des interventions réussies à Télémélé, l’organisation prévoit de déployer ses équipes vers l’intérieur du pays dès la fin du mois de Ramadan. L’objectif est clair est de cibler les zones les plus reculées où l’accès à l’eau potable et à des infrastructures scolaires dignes reste un défi majeur.
Par Sékouba Kourouma pour Actu7.com
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