Sous l’égide de la ministre du Commerce, de l’Industrie et des PME, Dr. Diaka Sidibé, un protocole d’accord a été signé le 20 février 2025 dernier entre la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée (CCIAG), la Direction Nationale du Commerce Intérieur et de la Concurrence (DNCIC), et la Direction Générale des Douanes (DG).
Cet accord marque une avancée significative dans la mise en place d’une politique accessible afin de garantir la stabilité des prix et préserver le pouvoir d’achat des citoyens.
C’est pour éclairer la lanterne des citoyens sur le respect de ces mesures que notre rédaction a jugé nécessaire de rencontrer lundi, 10 mars, le directeur national du Commerce intérieur et de la Concurrence, Mohamed Traoré.
Tout d’abord, M. Traoré a rassuré que le commerce intérieur et de la concurrence de la République de Guinée est en train de suivre son cours normal et espère que : « Dans les prochains mois et années à venir, le commerce guinéen sera une référence dans la sous-région ouest-africaine ».
Parlant du protocole d’accord relatif à la fixation des prix, notre interlocuteur a précisé : « Le 20 février dernier, nous avons signé un protocole d’accord avec la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée (CCIAG), la Direction Nationale du Commerce Intérieur et de la Concurrence (DNCIC), et la Direction Générale des Douanes (DG). Cette signature avait pour but de prendre des dispositions nécessaires pour l’approvisionnement du marché en denrées de première nécessité, fixant également les prix plafonds pour les denrées de grande consommation dans le pays ».
Aujourd’hui, dit-il, ces prix ont été suffisamment vulgarisés et nous sommes dans les opérations de sensibilisation et de contrôle .
« C’est vrai que par endroit, les gens ne sont pas en train d’observer ce protocole d’accord. Mais, nous sommes en train de déployer un maximum d’efforts pour que tous le monde puisse respecter les prix déjà plafonnés dans le protocole qui a été signé ».
Pour Mohamed Traoré, l’État, à travers le ministère du Commerce, de l’Industrie et des PME, veut s’assurer par la mission de la Direction nationale du commerce intérieur pour  que la population ne paye pas des produits à des prix très excessifs. Ce qui revient à dire que l’État s’intéresse à la structuration des prix pour maîtriser chaque charge qui rentre dans la composition du prix final qui est proposé aux consommateurs : « L’État renonce à plus de 650 milliards de francs guinéens sur ces recettes douanières, ne serait-ce que sur le riz et le sucre pour s’assurer que cela se répercute sur le panier de la ménagère afin le présent protocole a une durée de vie jusqu’au 30 juin soit observé sur toute l’étendue du territoire national… » dit-il.
Une signature qui, selon le directeur national, pourrait connaître de modification s’il n’y a pas de changement majeur des conditions qui ont conduit à la signature de ce protocole. A défaut, les acteurs se retrouveront pour améliorer les prix que M. Traoré souhaite que ce soit encore en faveur de la population.
C’est pourquoi, en plus des agents déployés sur le terrain pour contrôler les prix, un numéro vert « 142 » à appel gratuit a été mis à la disposition des citoyens pour dénoncer les contrevenants :  « Puis que nous ne pouvons pas être partout. Et au même moment, nous avons encouragé la population à utiliser le numéro vert, le 142, qui est un numéro gratuit pour dénoncer les contrevenants. Cela nous permet de pouvoir entrer en possession des informations qui sont pratiquées sur l’ensemble du territoire national, notamment sur l’inobservation de ces prix » conclut-il.
Sékouba Kourouma
 
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