Dans une atmosphère empreinte de solennité et de fraternité sous-régionale, le Palais du Peuple a ouvert ses portes lundi, 5 octobre 2026 pour le lancement officiel de la session unique 2026-2027 du parlement guinéen. Cette cérémonie marquant le début des travaux de la10ème législature la toute première de la Vème République s’est déroulée en présence du premier ministre, chef du gouvernement, Amadou Oury Bah et de délégations venues d’une dizaine de parlements africains.

Au cœur des débats, le président de l’Assemblée nationale, Dr. Dansa Kourouma, a profité de son discours d’ouverture pour tracer la feuille de route stratégique de la nouvelle institution, plaçant la rigueur institutionnelle et le pluralisme au centre de son action.

Loin d’une opposition stérile, Dr. Dansa a tenu à redéfinir la mission de contrôle exercée par les députés. Pour lui, évaluer l’exécutif ne constitue pas un acte d’hostilité, mais un service rendu à la collectivité : « Contrôler, c’est aider l’État à mieux faire. C’est vérifier que les engagements sont tenus et que les ressources publiques sont bien employées. »
Saluant l’exigence de rigueur et l’obligation de résultat impulsées par le président de la République, Mamadi Doumbouya, le chef du Parlement a assuré que l’institution fera un usage plein et responsable de toute la panoplie des leviers constitutionnels des auditions gouvernementales aux commissions d’enquête, en passant par le passage clé de l’examen de la loi de finances.
Mettant l’accent sur des futurs débats, le patron de la représentation nationale a lancé un vibrabt appel au respect de la diversité politique et d’opinion au sein de l’hémicycle.

« La démocratie n’appartient à personne en particulier (…). La diversité de nos opinions n’est pas une faiblesse, mais une richesse. Le débat contradictoire n’est pas une menace ; il est l’oxygène de la démocratie », a-t-il martelé.

Exhortant les élus à privilégier la confrontation des idées plutôt que la joute verbale ciblée sur les personnes, il a rappelé l’impératif de maintenir une ligne rouge infranchissable qui est le respect absolu de l’intérêt supérieur de la nation.

Pour soutenir cette ambition politique et doter les députés des moyens de leurs prérogatives, un vaste chantier de réorganisation interne est déjà à l’œuvre. Un diagnostic approfondi mené par le secrétariat général est en cours au sein de l’ensemble des services. Il débouchera prochainement sur un plan de réforme global destiné à renforcer l’efficacité de l’administration parlementaire au service des commissions et des groupes politiques.

Par la rédaction

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