À l’occasion de la traditionnelle cérémonie des vœux au siège de la Haute Autorité de la Communication (HAC) mercredi, 7 janvier 2026, son président, Boubacar Yacine Diallo, dressé un bilan sans concession de l’année écoulée. Entre satisfaction d’une élection réussie et métaphores incisives sur les dérives du passé, Boubacar Yacine Diallo a célébré la renaissance d’une presse guinéenne enfin assainie.

C’est un président de la HAC particulièrement serein qui s’est exprimé devant un parterre de journalistes ce mercredi. Pour Boubacar Yacine Diallo, le paysage médiatique guinéen a franchi un cap historique. Il s’est dit fier de proclamer une véritable renaissance de la profession, estimant que la presse nationale s’est enfin libérée des scories qui ternissaient son image.
« Elle est une nouvelle presse, débarrassée de tout ce qui avait injustement été introduit et qui continuait à pervertir l’éthique, la déontologie et la bonne foi du journalisme », a-t-il affirmé.

Selon lui, le temps où l’on peinait à distinguer les professionnels des imposteurs est révolu : « Aujourd’hui, je circule à travers le pays et je ne trouve que des journalistes. C’est un combat que nous avons mené et que nous avons gagné. »

Revenant sur les obstacles qui ont longtemps freiné la structuration de la profession, notamment la mise en place d’un organe d’autorégulation, le président de la HAC n’a pas mâché ses mots. Utilisant une métaphore saisissante, il a dénoncé l’influence néfaste de certains acteurs infiltrés dans le milieu.

« Hier, nous ne pouvions pas mettre en place un organe d’autorégulation parce que nous étions mélangés. Il y avait des sorciers parmi nous. Ils mangeaient la nuit et nous en payions le prix le matin… »

Par cette image forte, il a pointé du doigt ceux qui, dans l’ombre, agissaient contre les intérêts de la corporation. Une ère désormais close selon lui, précisant avec soulagement que ces éléments perturbateurs ne sont plus parmi parmi les hommes de médias.

Cette transformation qualitative a été mise à l’épreuve lors du scrutin présidentiel du 28 décembre dernier. Boubacar Yacine Diallo a chaleureusement salué le professionnalisme exemplaire dont ont fait preuve les médias durant cette période sensible. Pour l’institution de régulation, cette couverture médiatique rigoureuse est la preuve que le respect de l’intérêt supérieur de la nation est redevenu le socle du métier.

Pour marquer cette nouvelle ère de confiance, la HAC a décerné des satisfécits à plusieurs figures du monde des médias, récompensant leur engagement et leur intégrité.

La Rédaction