À Conakry, l’insalubrité continue de poser un sérieux problème sur l’Autoroute Fidel Castro, l’un des axes routiers les plus fréquentés de la capitale. Au niveau du grand marché de Madina et dans plusieurs zones environnantes, les caniveaux sont aujourd’hui submergés par des amas d’ordures, entravant l’écoulement normal des eaux.
Selon plusieurs constats, ces caniveaux se sont progressivement transformés en véritables dépotoirs, où s’accumulent déchets ménagers, plastiques et détritus divers.
Un danger pour la circulation et les habitants, cette situation a des conséquences directes sur la circulation et la sécurité des usagers. En période de pluie, les caniveaux bouchés empêchent l’évacuation des eaux, provoquant des inondations récurrentes sur la chaussée.
Des témoignages recueillis dans certains quartiers indiquent que ces blocages aggravent fortement les inondations, rendant parfois la circulation difficile, voire impossible, notamment pour les conducteurs et les motards.
Les garages situés en bordure de la route sont également impactés, avec des véhicules endommagés par les eaux stagnantes.
L’incivisme pointé du doigt, les habitants dénoncent principalement l’incivisme de certains citoyens qui jettent leurs ordures dans les caniveaux. Ce comportement empêche l’écoulement des eaux de pluie et favorise les débordements.
Des sources locales expliquent que les déchets sont transportés par les eaux jusqu’à des points de blocage, créant ainsi des bouchons qui aggravent les inondations dans plusieurs zones de la capitale.
Des efforts encore insuffisants, malgré certaines opérations de curage et les interventions des autorités pour améliorer l’état des routes, le problème persiste. Les spécialistes rappellent que même des infrastructures bien réalisées ne peuvent fonctionner correctement si les caniveaux sont obstrués par les déchets.
Un enjeu sanitaire et urbain majeur, au-delà des inondations, cette insalubrité représente un risque sanitaire important pour les populations riveraines. Elle contribue également à la dégradation rapide des infrastructures routières.
Face à cette situation, de nombreux citoyens appellent à une prise de conscience collective et à des actions concrètes des autorités pour assurer l’entretien régulier des caniveaux et lutter contre les dépôts sauvages d’ordures.
Témoignage d’un citoyen en colère rencontré en bordure de l’autoroute Fidel Castro, Mohamed Camara, commerçant et résident de la zone, exprime son ras-le-bol face à la situation :«Franchement, ce que nous vivons ici est inadmissible. Les caniveaux sont complètement remplis d’ordures, et dès qu’il pleut, toute la route est inondée. Mais il faut dire la vérité : la responsabilité est partagée.
Les administrateurs locaux ne font pas correctement leur travail. On ne voit presque jamais d’opérations sérieuses de nettoyage ou de suivi. Les chefs de quartiers et les chefs de secteurs sont là, mais ils ne sensibilisent pas suffisamment la population et ne prennent pas de mesures concrètes.
Mais il faut aussi accuser certains citoyens. Il y a des gens qui jettent leurs ordures directement dans les caniveaux, comme si c’était des poubelles. Tant que ce comportement ne change pas, rien ne va évoluer.
Aujourd’hui, nous sommes les premières victimes de cette négligence collective. Il faut que chacun prenne ses responsabilités, sinon chaque saison de pluie sera un cauchemar pour nous.»
Ibrahima Sory Bangoura




