Depuis belles lurettes, l’état déplorable d’une route principale en Guinée menace la sécurité des automobilistes et paralyse l’économie locale. Face à cette situation critique, les habitants, soutenus par leurs élus, lancent un appel urgent au gouvernement guinéen, notamment au Président de la République, le Général d’Armée, Mamadi Doumbouya, et à son premier ministre, Amadou Oury Bah.

Le Jeudi, 24 juillet 2025 dernier, la communauté a de nouveau tiré la sonnette d’alarme. La route reliant Kindia, Barrén, Sokhily, et Télémélé, une artère vitale pour les déplacements quotidiens, est dans un état de délabrement avancé. Les nids-de-poule béants, les affaissements et la chaussée fissurée rendent cette voie extrêmement dangereuse.
« Je dois faire réparer ma voiture tous les deux mois à cause des trous. C’est devenu un cauchemar. On a peur pour notre sécurité », témoigne M. Diallo, chauffeur de taxi.

Les transports scolaires sont également perturbés, et les agriculteurs peinent à acheminer leurs récoltes vers les marchés, impactant directement l’économie locale.

Les autorités locales affirment avoir maintes fois alerté les services compétents. « Nous avons transmis plusieurs courriers et rapports aux ministères concernés, mais rien ne bouge », déplorent les usagers de cette route.
Un projet de réhabilitation aurait été annoncé en 2022, mais n’a jamais vu le jour, laissant les habitants dans l’incertitude et le désespoir.

Face à l’urgence de la situation, les habitants, les élus et les organisations locales appellent l’État à intervenir sans délai. « Nous ne demandons pas un luxe, juste une route praticable et sûre », souligne un représentant de l’Association des Jeunes Solidaires pour le Développement de Sokhily (JSPDS). Une pétition a été lancée et une manifestation pacifique est prévue dans les prochains jours pour amplifier leur message.

Tous les regards sont désormais tournés vers les autorités compétentes, avec l’espoir qu’elles entendent enfin le cri d’alarme d’une population qui se sent trop longtemps ignorée.

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Ibrahima Sory Camara