Lors d’une séance plénière tenue le samedi 28 mars 2026 au Palais du Peuple, le Premier ministre Amadou Oury Bah, accompagné de son cabinet, a présenté le Projet de loi de finances initiale (LFI) devant le Conseil national de la transition (CNT). Ce budget, marqué par une forte ambition de croissance, s’appuie sur une restructuration majeure des comptes nationaux.
La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a précisé que ces prévisions résultent du rebasage des comptes nationaux effectué par le ministère du Plan. Ce nouvel outil de mesure permet d’aligner les prévisions budgétaires sur la réalité économique actuelle du pays.
Pour l’exercice 2026, les recettes budgétaires sont projetées à 55 858 milliards GNF. Cette dynamique est largement portée par le secteur extractif pour une hausse spectaculaire de 68,7 % des recettes minières est attendue, passant de 7 776 milliards en 2025 à 13 118 milliards GNF en 2026.
L’efficacité du recouvrement devrait s’améliorer pour atteindre un taux de 12,9 % du PIB, contre 12,1 % lors de la loi de finances rectificative (LFR) de 2025.
« Notre ambition est de transformer ces ressources en progrès concret pour nos populations », a affirmé la ministre lors de son allocution.
Le volet des dépenses est évalué à 64 881 milliards GNF. Le gouvernement affiche une volonté claire de privilégier le développement des infrastructures et des services de base à savoir : les investissements représentent désormais 45,7 % du budget total (contre 41,5 % en 2025). Sur une enveloppe de 24 968 milliards GNF dédiée aux projets d’investissement public, l’État prévoit d’assurer 57,4 % du financement sur ses ressources propres.
Ce projet de loi de finances 2026 dessine ainsi une trajectoire économique où la souveraineté financière et la valorisation du patrimoine minier occupent une place centrale.
La Rédaction
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