Sous l’impulsion du ministère du Commerce et de l’Industrie, une vaste opération de contrôle a été lancée mercredi 4 mars 2026. L’objectif vise à mettre les consommateurs à l’abri de toute spéculation sauvage. Cette année, la stratégie repose sur un protocole d’accord tripartite scellé entre la Direction Générale des Douanes (DGD), la Chambre de Commerce (CCIAG) et la Direction Nationale du Commerce Intérieur et de la Concurrence (DNCIC). Ce pacte, effectif jusqu’au 30 juin 2026, fixe un plafonnement rigoureux des prix des denrées de première nécessité.

Pour s’assurer de la traduction concrète de cet accord sur le terrain, les autorités ont sillonné les marchés de Madina, Taouya et Kaporo. Cette force conjointe déploie une expertise complémentaire à savoir : le Commerce Intérieur et de la Concurrence veille à l’affichage des tarifs, l’Office National de Contrôle de Qualité (ONCQ) traque les produits impropres à la consommation, tandis que l’Institut de Métrologie vérifie la conformité des balances.

Pour le directeur général de l’Office National de Contrôle de Qualité (ONCQ), Mohamed Kadiatou Sylla, la sécurité sanitaire ne se négocie pas. « L’objectif est de retirer du marché tous les produits non conformes aux normes sanitaires. Nos agents sont déployés partout, des marchés de quartier aux postes frontaliers », a-t-il martelé.

Si la pédagogie est privilégiée pour les manquements mineurs, M. Sylla a prévenu que les infractions graves feraient l’objet de poursuites judiciaires.

De son côté, le président de la Chambre de Commerce, d’Industrie et des Arts de la commune de Matam, Sékou Oumar Diallo, s’est félicité du respect global des tarifs constatés lors de la tournée. Il souligne que certains opérateurs proposent même des prix Spécial Ramadan.
Cette accalmie est le fruit des mesures d’allègement décidées par le Chef de l’État, notamment la réduction de la valeur mercuriale en douane et l’annulation de certaines charges portuaires.

Interpellé sur la multiplication des brigades de contrôle et des taxes jugées fantaisistes par certains commerçants, M. Diallo a promis une harmonisation prochaine :  « Trop de taxes tuent la transaction. Nous allons clarifier qui doit payer quoi » a-t-il rassuré.

Représentant la ministre Fatima Camara, le Directeur National du Commerce Intérieur et de la Concurrence, Mohamed Traoré, a tenu à rassurer les opérateurs économiques.

« Nous ne sommes pas là pour combattre les commerçants, mais pour encadrer un commerce loyal. Nous vérifions que les prix plafonds, du grossiste au détaillant, sont appliqués pour soulager le panier de la ménagère. »

Ce dispositif ne se limite pas à la capitale. Car, les directeurs préfectoraux et communaux ont reçu à leur tour, des instructions fermes pour veiller au respect dudit protocole d’accord sur toute l’étendue du territoire national.
Le ministère rappelle aux citoyens qu’ils sont les premiers acteurs de leur propre protection. D’où la mise à disposition d’un numéro vert le « 142 » à la disposition de la population pour signaler tout abus, spéculation ou produit suspect.

Par Sékouba Kourouma pour Actu7.com

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