La Guinée franchit une étape décisive dans sa quête de croissance économique. Sous l’impulsion du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), l’investissement privé est désormais érigé en moteur essentiel du développement national et de la création d’emplois.

Pour concrétiser cette ambition, le pays mise sur la puissance d’un Dialogue Public-Privé structuré, dont la deuxième réunion du Comité de Pilotage du Guinea Business Forum (GBF) s’est tenue vendredi, 31 octobre 2025;dans un réceptif hôtelier à Conakry en présence des membres du gouvernement, des acteurs du secteur public et privé ainsi que plusieurs autres personnalités.

L’opérationnalisation du GBF, initialisée le 26 juin 2024 par le département de tutelle, marque la volonté du gouvernement de créer un environnement des affaires plus attrayant, capable de rivaliser sur la scène sous-régionale et internationale.

Présidé par le premier ministre, chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, le Comité de pilotage a pour vocation de renforcer la confiance et d’identifier les réformes prioritaires pour le secteur privé.

S’exprimant à l’occasion de cette deuxième rencontre, la Ministre de l’Industrie et des PME et première vice-présidente du GBF, Dre. Diaka Sidibé, a souligné l’importance de ce cadre de co-construction : « Le Guinea Business Forum est désormais bien plus qu’un espace de concertation. Il est une plateforme stratégique de co-construction (…). Il incarne notre volonté commune de bâtir un climat d’affaires compétitif, attractif et transparent, condition essentielle pour accélérer la diversification de notre économie et stimuler l’investissement productif » a-t-elle dit.

La Ministre Sidibé a rappelé que la feuille de route du GBF s’aligne parfaitement sur la vision audacieuse du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, matérialisée par le Programme de Développement Socio-économique Durable et Responsable Simandou 2040.
Ce programme d’émergence dit-elle, place le secteur privé au centre de son déploiement, avec un objectif d’investissement massif sur un total de 65 milliards de dollars US à mobiliser, 45 milliards de dollars sont attendus du secteur privé pour les premières vagues de projets.

Selon elle, depuis la première réunion de juin 2024, le GBF a progressé de manière significative, notamment avec l’institution du Comité Technique des Réformes. Cette deuxième réunion a permis de faire le point sur l’avancement des six réformes structurantes, validées en amont et destinées à moderniser les mécanismes d’appui au secteur privé : « la révision du Code des Investissements ; la mise en place du Statut de l’Entreprenant ; la création d’une École d’Excellence de Commerce ; la mise en place du Guichet Unique du Foncier ; et l’élaboration du Livret du Contribuable-Entrepreneur ; la promotion de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) » a-t-elle énuméré.

Pour clôturer ses propos, Dre. Diaka Sidibé a insisté sur l’impératif de résultats : « Ces réformes ne sont pas de simples intentions (…). Nous voulons inscrire ce Dialogue Public-Privé dans une logique de redevabilité et d’efficacité, à travers l’élaboration de plans d’action mesurables, assortis d’indicateurs de performance et d’un suivi régulier. »

La réussite de ce chantier est conditionnée par la synergie et la coordination des efforts entre les secteurs public et privé, avec un objectif commun et non négociable, améliorer le quotidien de vie des citoyens, créer des emplois décents et construire une Guinée résolument tournée vers l’avenir.

Par Sékouba Kourouma pour Actu7.com

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