Dans son adresse à la Nation à l’occasion du nouvel an 2025, le Chef de l’État, le Général d’Armée, Mamadi Doumbouya a tenu plusieurs promesses. Parmi celles-ci, figure en bonne place la fixation de la date du scrutin pour le référendum constitutionnel après l’élaboration du code électoral…
Celui de bâtir des institutions solides, capables de résister au temps et à la tentation des hommes. Cet engagement
se traduit, entre autres, par les réformes profondes suivantes : le Recensement général de la population et de l’habitat
(RGPH 4) ; le Programme National de Recensement et d’Attribution d’un Identifiant Unique (PN-RAVEC), garant d’un fichier électoral fiable et moderne ; l’adoption d’une nouvelle Constitution par voie référendaire, qui reflète les aspirations du peuple de Guinée et qui jette les bases d’une gouvernance stable et démocratique. L’organisation des différentes élections présidentielles, législatives et communales dont la vulgarisation est en cours partout sur le territoire national pour une meilleure compréhension par nos concitoyens.
L’année 2025 dit-il, sera une année électorale cruciale pour parachever
le retour à l’ordre constitutionnel.
 
« Ces différents processus électoraux se veulent transparents, inclusifs, et respectueux des valeurs républicaines que nous partageons. Ils s’inscrivent dans 
notre volonté de bâtir une Guinée moderne, où chaque citoyen a sa place et où les droits de tous sont garantis. Ainsi, le référendum 
pour l’adoption de la nouvelle Constitution nous permettra de quitter la période de Refondation pour aller vers le retour à l’ordre constitutionnel normal et évoluer davantage dans un État de démocratie participative. C’est le souhait partagé par l’ensemble 
des Guinéens et de la classe politique. Cela conforte notre ambition de bâtir, pour nous et les générations futures, une société 
fondée sur la paix, la justice, et le développement socio-économique durable et responsable ».
Selon le Général Doumbouya, depuis plusieurs semaines, à l’initiative du Conseil National de la Transition (CNT), qui a, en vertu de l’article 57 de la Charte de la
Transition, la mission d’élaborer le projet de Constitution, une vaste campagne de vulgarisation et d’appropriation de l’Avant-projet de Constitution est en cours dans tout le pays. Raison pour laquelle, il a félicité, à cet effet, l’ensemble des Conseillers Nationaux de la Transition pour le travail accompli.
« Au-delà de ce processus inclusif, il est de mon devoir de m’assurer que le projet final, qui sera soumis à référendum reflète pleinement, et sans réserve, les réalités sociopolitiques, les aspirations de développement et les ambitions des générations futures. C’est pourquoi, j’envisage de recueillir l’avis d’un panel d’experts guinéens reconnus et incontestables en matière constitutionnelle sur l’Avant-projet de Constitution avant que le Projet de Constitution ne me soit transmis officiellement par le CNT ».
Ce panel d’experts, selon le Chef de l’État, sera chargé de faire des propositions d’amélioration, afin de nous éviter, lors de la campagne référendaire, de débattre de l’inutile pour aller à l’essentiel en vue de l’adoption définitive de la Constitution par le peuple souverain de Guinée.
« L’objectif de cette démarche est clair et simple : disposer d’une Constitution solide, socle de notre avenir commun. L’année 2025 devra être, de ce fait, celle qui permettra au peuple souverain de 
Guinée de se doter d’une Nouvelle Constitution et de consacrer une Nouvelle République projetée dans un avenir radieux où chaque fille et chaque fils de Guinée trouvera sa convenable place et se sentira fier d’être guinéen ».
Il a également ajouté : « Dès le premier trimestre de l’année 2025, je signerai un Décret fixant la date du scrutin pour le référendum constitutionnel après 
l’élaboration du code électoral. 
Durant l’année 2025, nous nous emploierons tous ensemble, avec les Guinéennes et les Guinéens à continuer à poser les jalons forts pour des élections générales, dans des délais qui assurent une organisation sans faille, et garantissent le respect des résultats des urnes et le choix de nos compatriotes. Il me reviendra de continuer à garantir les conditions qui mettent en place le cadre, les moyens, l’approche nécessaires, afin que chaque jalon posé puisse rencontrer l’adhésion des acteurs ».
Car, pour le Général Doumbouya, sans une stabilité et une paix durable, nous ne saurions relever avec succès ces nombreux défis. C’est pourquoi, à l’aube de la nouvelle année 2025, il réaffirme son engagement de continuer à renforcer les
fondations de cette paix, essentielle pour la prospérité de notre Nation. C’est dans cet esprit qu’il a invité le peuple de Guinée, dont le sens élevé de patriotisme et de responsabilité est exemplaire, à cultiver davantage la fraternité, la solidarité et la tolérance.
Il a aussi demandé à ses frères et sœurs, aux acteurs politiques en particulier, de regarder d’abord la Guinée, de préserver les intérêts supérieurs du peuple de Guinée dans leur combat politique.
« Ensemble, veillons à ce que ces différentes consultations électorales se déroulent dans des conditions optimales, en toute paix et en toute sérénité, pour montrer au monde l’image d’une Guinée unie et résolue à bâtir son avenir dans la stabilité et la démocratie. Que chacun s’engage à préserver cet esprit de cohésion nationale, car c’est à travers notre unité que nous pourrons franchir les étapes de notre développement et hisser notre pays au rang des grandes nations africaines ».
Notre pays souligne t-il, a longtemps été marqué par des drames liés aux manifestations politiques. L’autorité de l’État était fréquemment bafouée, l’ordre public troublé, et la libre circulation des biens et des personnes, compromise. Cette situation a conduit le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) à prendre ses responsabilités et à circonscrire temporairement les activités politiques sur tout le territoire national.
« Après une période d’observation et après concertation de nos concitoyens, la reprise totale des activités politiques sera effective dès l’année 2025« .
Cette reprise selon Général Doumbouya devra se faire désormais dans le respect de l’État, des pouvoirs publics, des dispositions sécuritaires et de l’ordre public, et suivant les règles qui régissent l’exercice des activités politiques.
« L’État, en toute circonstance, n’hésitera pas à prendre ses responsabilités en cas de trouble à l’ordre public, de menace ou 
d’atteinte à l’unité nationale » a rassuré le Chef de l’État, le Général d’Armée Mamadi Doumbouya.
 
 
Sékouba Kourouma
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