À l’approche du coup d’envoi de la première édition du Simandou Tour de Guinée, prévu du 21 au 31 octobre 2026, la commission d’organisation a tenu une réunion d’harmonisation dimanche, 4 octobre à Gbessia (Conakry). Un rendez-vous d’évaluation technique et logistique visant à affiner les derniers préparatifs de cet événement sportif international.
Placée sous le haut patronage du Chef de l’État, Mamadi Doumbouya, cette compétition cycliste de neuf étapes reliera Beyla à Conakry en passant par N’Zérékoré, Macenta, Guéckédou, Kissidougou, Kankan, Kouroussa, Dabola, Mamou, Kindia et Coyah.

Organisé par le promoteur « Makon la Légende » en collaboration avec la Fédération Guinéenne de Cyclisme (FGC), le tour ambitionne de relancer une discipline sportive longtemps restée dans l’ombre du football.Pour le président de la commission  d’organisation, Antoine Wamounou, l’objectif est de promouvoir une image positive de la Guinée à travers le sport. Le cyclisme est en voie de disparition dans notre pays, et il est de notre devoir de nous investir pour inverser la tendance.

Il a également salué l’implication de la présidente de la FGC, Mme Hadja Fatoumata Yarie Camara, ainsi que l’accompagnement du ministère des Sports, dont l’arbitrage a permis de réadapter le calendrier initialement prévu en septembre en fonction des contraintes de la saison.
À ce jour dit-il, neuf pays de la sous-région et du continent ont confirmé leur participation : le Sénégal, le Mali, la Gambie, la Côte d’Ivoire, le Rwanda, le Bénin, le Togo, la Mauritanie et le Niger. D’autres confirmations sont attendues d’ici le 10 octobre.

Face aux défis financiers et administratifs inhérents à un tel événement, les organisateurs misent sur la solidarité nationale et l’engouement des populations riveraines.
« Pédaler sur de telles distances exige des efforts considérables. J’appelle les Guinéens à sortir massivement le long des routes pour encourager nos cyclistes et offrir un accueil chaleureux aux caravanes étrangères », a lancé Antoine Wamounou.L’innovation majeure de cette édition réside dans le déploiement de villages sportifs éphémères sous forme de chapiteaux modernes (dortoirs, restauration, sanitaires) dans chaque ville étape.

« L’équipe avance à grands pas. Nos commissions travaillent d’arrache-pied pour que nous puissions quitter Conakry dès le 15 octobre afin de préparer le terrain à Beyla », a expliqué la directrice du projet, Nènè Oumou Diallo.

Elle a également souligné l’intégration des compétences locales tout au long du parcours : « Bien qu’une équipe centrale parte de Conakry, la majorité du personnel et des bénévoles (sécurité, santé, logistique) sera recrutée sur place afin de valoriser le contenu local ».

Pour conclure, Nènè Oumou Diallo a sollicité l’appui des collectivités locales et des structures étatiques pour faire de ce premier coup d’essai une réussite durable.

Par Sékouba Kourouma pour Actu7.com

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