À l’approche des grandes échéances internationales, notamment les éliminatoires pour la Coupe du Monde 2026, les classements de la FIFA et de la Confédération Africaine de Football (CAF) s’imposent comme des baromètres cruciaux. Pour la Guinée, ces indicateurs révèlent un bilan contrasté : si les efforts du Syli National sont réels, les défis pour s’imposer durablement sur les scènes continentale et mondiale demeurent de taille. Entre ambitions de qualification et performances en compétitions officielles, la trajectoire guinéenne en ce début d’année 2026 capte toute l’attention des observateurs.
Le dernier classement FIFA du 19 janvier 2026 témoigne de la vitalité du football africain au lendemain de la CAN 2025. Le continent brille au sommet : le Maroc atteint une historique 8ᵉ place mondiale, tandis que le Sénégal, sacré champion d’Afrique, se hisse au 12ᵉ rang.
Dans cette hiérarchie, la Guinée occupe actuellement la 80ᵉ position mondiale, ce qui la place aux alentours du 15ᵉ rang africain. Ce positionnement est la conséquence directe de résultats en dents de scie, notamment lors des éliminatoires mondiaux où le Syli a alterné le bon et le moins bon face à des adversaires comme l’Algérie ou l’Ouganda.
Le parcours de la Guinée dans ces éliminatoires reste marqué par une certaine irrégularité. Des points précieux ont été perdus, notamment lors d’un match nul inattendu contre la Somalie et d’un déplacement périlleux en Ouganda. Ces performances pèsent lourd sur le coefficient FIFA de la sélection et compliquent ses chances de qualification directe.
Pourtant, le potentiel est là. La CAF souligne régulièrement la qualité du vivier guinéen, mais pour grimper dans la hiérarchie, le secret réside dans la victoire contre des nations mieux classées. Chaque fenêtre internationale est désormais une finale en soi : gagner des points face à des cadors africains est l’unique levier pour améliorer le « ranking » et obtenir un meilleur statut lors des prochains tirages au sort.
En définitive, la situation de la Guinée en 2026 reflète un football en quête de stabilité. Si le talent individuel ne manque pas, la gestion des moments clés et la régularité des performances collectives restent les axes de progression majeurs. Les mois à venir seront déterminants : la capacité du Syli National à hausser son niveau de jeu lors des éliminatoires de la Coupe du Monde définira sa crédibilité et sa place sur l’échiquier mondial pour les années à venir.
Ibrahima Sory Bangoura
Photo archives




