Il s’agit d’un atelier qui durera deux jours (5 et 6 Mai 2025) qui devra permettre aux participants d’échanger autour des défis et des contraintes auxquels sont confrontés les acteurs du fonio. Organisé par le Groupe de la Banque Mondiale, le ministère de l’Agriculture et de l’Élévage et l’Agence de promotion des exportations à travers le projet de développement de l’agriculture commerciale en Guinée (PDACG), l’objectif du présent atelier vise à mettre en place le Réseau Régional du Fonio, en s’accordant sur sa forme juridique, son mode de gouvernance, sa vision, ses missions, ses membres et conditions d’adhésion, ainsi que les conditions de sa durabilité. D’où la présence des représentants des pays concernés en l’occurrence la République de Guinée, du Togo, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Mali et du Burkina Faso.
Une cérémonie d’ouverture qui a été présidé par le secrétaire général du ministère de l’agriculture, Oumar Barry.
La cheffe de projet PDACG à la Banque Mondiale, Mme. Jeanne Coulibaly s’est réjoui de la présence des experts, des agriculteurs, transformateurs, des professionnels de la filière et des parties prenantes à cette cérémonie de mise en place du réseau régional.
« Au cours de cet atelier, nous aborderons divers aspects essentiels à la mise en
place de ce réseau, rappeler les défis, contraintes et opportunités de la filière
fonio. Ce qui va permettre de définir la vision, les objectifs, le modèle de gouvernance du fonio. Vos idées, vos expériences et vos contributions seront précieuses pour la réussite de ce projet. En unissant nos efforts à travers ce réseau régional, nous avons l’opportunité de renforcer les
agriculteurs, d’améliorer les techniques de production et de promouvoir le fonio sur les marchés locaux et internationaux ».
C’est dans cette optique qu’elle a encouragé les participants à des discussions fructueuses,  aux échanges de connaissances et à explorer les possibilités de collaboration. Également, l’accompagnement du Groupe de la Banque Mondiale tout au long du processus.
« Ensemble, nous pouvons faire du réseau régional du fonio une réalité et contribuer à un avenir prospère pour nos communautés. Votre engagement témoigne de l’importance que vous accordez à ce projet et de votre engagement envers le développement durable de la filière. Le Groupe de la Banque Mondiale se tiendra disposé à vous accompagner tout le long du processus » a-t-elle rassuré.
En présidant la cérémonie, le secrétaire général du ministère de l’agriculture et de l’élevage, Oumar Barry a rappelé que l’organisation du présent atelier est le résultat d’une longue réflexion conduite dans les pays par bon nombre d’acteurs impliqués dans le développement de la filière fonio. Un secteur si stratégique pour tous et porteuse d’espoirs et de progrès pour de nombreux hommes et femmes qui en vivent.
Cet événement organisé à Conakry dit-il, est une nouvelle étape dans la continuité d’un processus national ambitieux, engagé par les plus hautes autorités du pays, en faveur de la valorisation stratégique de la filière fonio en République de Guinée.
Pour rappel, le forum de Conakry organisé en novembre dernier a permis aux acteurs de poser les bases politiques, techniques et économiques pour le développement de cette filière qui avait recommandé la mise en place dun Réseau Régional Ouest africain sur le fonio. Et s’en est suivit le colloque de Mamou avec l’ensemble des parties prenantes où il a été question pour eux de mettre en synergie les acteurs nationaux, d’identifier les goulots d’étranglement. Mais aussi de mettre en lumière les bonnes pratiques, de renforcer les partenariats et de poser les jalons d’une stratégie nationale de développement de la filière fonio.
Pour Oumar Barry, la consolidation de ces éléments est en cours de consolidation et viendra compléter les réflexions du présent atelier.
C’est dans cette optique qu’il a dit : « Aujourdhui, de retour à Conakry, nous avons le devoir de traduire ces engagements en actions concrètes, au plus près des territoires et des acteurs de terrain à l’image du Réseau Régional du Fonio que nous devons mettre en place pour renforcer davantage nos filières nationales, en nous accordant sur sa forme juridique, sur son mode de gouvernance, sur sa vision, ses missions, ses membres et sur ses conditions d’adhésion et de durabilité ».
Invitant les participants à des échanges francs, constructifs et ouverts, le secrétaire général du département de tutelle, Oumar Barry les a encouragé à faire émerger des propositions ambitieuses, mais réalisables.
Il a par ailleurs exprimé l’engagement de son département à accompagner la professionnalisation de la filière au niveau national et à soutenir toute initiative innovante et inclusive au niveau régional aux cotés des acteurs de l’interprofession et de ses partenaires techniques et financiers, qu’ils soient des domaines publics ou privés.
Sékouba Kourouma
 
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