Dans les rues de Conakry comme sur les réseaux sociaux, l’annonce des tarifs pour le match Guinée-Kenya, un match comptant pour la phase de groupes des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027 suscite une vive contestation chez les supporters du Syli National. Beaucoup craignent que la facture n’éloigne le public des tribunes.
À l’approche du choc opposant la Guinée au Kenya, l’enthousiasme laisse place à l’amertume. Les matchs de la sélection nationale constituent habituellement un grand moment de communion populaire, mais le coût jugé excessif des tickets d’entrée au stade du 28-Septembre vient gâcher la fête.
Pour de nombreux passionnés, la grille tarifaire risque de fermer les portes du stade à une frange importante de la population. « Nous voulons soutenir le Syli, mais il faut penser aux jeunes et aux ménages à faibles revenus. Le football doit rester un spectacle populaire », s’indigne un supporter croisé dans la capitale.
Sur la toile comme dans les grinchements de quartier, la question financière monopolise les débats. Ibrahima Diallo, fervent fan de la sélection, résume le dilemme : « Les prix annoncés sont très difficiles à assumer. Entre les charges du quotidien et le billet, le choix est vite fait, même si le cœur y est. »
Même constat chez Abdoulaye Camara, jeune footballeur local, pour qui l’ambiance générale est directement menacée : « Un match de l’équipe nationale doit être une fête inclusive. Le Syli a besoin de son 12ᵉ homme, mais ces tarifs risquent de vider une partie des tribunes. »
Du côté de la fédération et des organisateurs, la hausse est justifiée par les exigences strictes d’une rencontre internationale à savoir : sécurité renforcée, logistique, frais d’arbitrage et entretien des installations. Des arguments rationnels, mais qui peinent à convaincre des supporters confrontés à l’érosion de leur pouvoir d’achat. « Nous comprenons les coûts d’organisation, mais un juste milieu doit être trouvé pour ne pas couper l’équipe de sa base », plaide un autre amoureux du ballon rond.
Le coup d’envoi approche et l’incertitude plane, le stade du 28 Septembre fera-t-il le plein pour porter le Syli National vers la victoire, ou les tribunes pâtiront-elles de cette impopulaire politique tarifaire ?
Il est à rappeler que le prix des billets varie entre 100 mille, 200 mille, 300 mille et 2 millions de francs guinéens.
BIS




