Le gouvernement a lancé, mercredi 26 août, une vaste opération de déguerpissement visant à sécuriser définitivement le périmètre.
Dans la zone préalablement balisée par les autorités, le paysage s’est métamorphosé en quelques heures. Habitations, kiosques et petits commerces, les bulldozers n’épargnent aucune structure jugée en danger. Impuissants, les riverains assistent la mort dans l’âme à la destruction de ce qui constituait, il y a encore peu, leur cadre de vie.
Face à l’urgence et à la gravité de la situation, la communauté tente d’allier résilience et dignité. En début d’après-midi, juste après la prière de 14 heures, les sages du quartier se sont rassemblés à la mosquée locale pour un moment de recueillement poignant, élevant des prières pour le repos de l’âme des victimes de cette catastrophe.
Sur le terrain, la résignation a pris le dessus. Les familles touchées précipitent les derniers préparatifs : cartons bouclés en hâte, affaires entassées sur le bord des voies… Les habitants achèvent de plier bagage pour évacuer définitivement les lieux, marquant la fin d’un chapitre douloureux à Dar-Es-Salam.
La rédaction