Après des décennies de pourparlers et de travaux acharnés, le méga projet de Simandou, l’un des plus grands gisements inexploités de minerai de fer de haute qualité au monde, a été officiellement lancé ce mardi, 11 novembre 2025 marquant un tournant fondamental pour l’avenir économique de la Guinée.
Évalué à 20 milliards de dollars américains, Simandou se positionne comme le plus grand investissement minier et d’infrastructure jamais réalisé sur le continent africain.

La Guinée détient environ 8 milliards de tonnes de réserves de minerai de fer, dont une grande partie se trouve à Simandou. Ce minerai, avec une teneur en fer de 65 %, est particulièrement prisé sur les marchés mondiaux pour la production d’acier à faible émission de carbone (acier vert).
Le projet prévoit une production annuelle de plus de 100 millions de tonnes de minerai, avec un potentiel combiné des deux blocs atteignant jusqu’à 120 millions de tonnes par an.
Le lancement de l’exploitation s’accompagne de la construction d’une ligne ferroviaire trans guinéenne à double voie (le Trans guinéen) de 650 km, ainsi que d’un nouveau port en eau profonde à Moribaya, près de Conakry, essentiels pour l’exportation.
L’impact sur l’économie nationale est attendu comme spectaculaire. Le Fonds Monétaire International (FMI) estime que Simandou pourrait augmenter le Produit Intérieur Brut (PIB) de la Guinée de 26 % d’ici 2030.

Le projet devrait générer des milliards de dollars de revenus annuels pour le pays, notamment grâce à la participation de l’État guinéen, qui détient une participation de 15 % sans intérêt dans les mines et les infrastructures communes.
Au-delà de l’exploitation minière, Simandou est un catalyseur d’emplois majeurs :
* Phase de Construction : Plus de 50 000 emplois ont été créés.
Phase d’Exploitation : Plus de 35 000 emplois directs et indirects sont attendus.
Ce succès est l’aboutissement d’un partenariat complexe impliquant le Gouvernement de la République de Guinée, des géants miniers comme Rio Tinto (via SimFer), et le Winning Consortium Simandou (WCS), qui regroupe notamment des entreprises chinoises majeures comme China Hongqiao et Baowu. Les partenaires privés et le Gouvernement guinéen se partagent la propriété de la société d’infrastructure commune (Compagnie du Trans guinéen – CTG) à travers une structure 42,5 % / 42,5 % / 15 %.
L’inauguration de Simandou marque un jalon décisif, positionnant la Guinée au centre de la chaîne d’approvisionnement mondiale en minerai de fer de très haute qualité et promettant une transformation économique et sociale sans précédent.
La rédaction




