À l’approche de la rentrée scolaire, fixée au 6 octobre 2025 en République de Guinée, une ombre familière plane sur les foyers, le coût exorbitant des fournitures. Année après année, la préparation du « budget cartable » se mue en un véritable parcours du combattant financier pour des millions de parents, menaçant le droit à une éducation équitable dans un contexte économique national déjà précaire.
Dans les marchés animés de Conakry et des villes de l’intérieur du pays, le constat est amer. Les prix des articles de base comme cahiers, cartables, stylos, uniformes subissent une flambée spectaculaire et récurrente. Si les chiffres exacts de 2025 sont encore en cours de consolidation, la tendance des exercices précédents, exacerbée par un contexte international inflationniste, ne laisse augurer aucune accalmie.
Cette hausse des coûts est multi factorielle et complexe dont l’inflation et monnaie nationale et l’absence de régulation efficace des prix etc.
Pour beaucoup de parents, témoignent les associations de consommateurs, le choix devient cornélien : arbitrer entre l’achat des fournitures et d’autres dépenses vitales telles que l’alimentation ou la santé.
Le phénomène de la cherté du matériel scolaire n’est pas qu’une simple question de pouvoir d’achat, il a des conséquences directes et graves sur le système éducatif guinéen. L’une des préoccupations majeures est le risque accru de déscolarisation ou de retard à l’inscription, en particulier pour les couches sociales les plus vulnérables.
Face à ce défi annuel, les associations de parents d’élèves et les organisations de la société civile renouvellent leurs appels pressants au gouvernement en d’une issue favorable.
La rédaction




