Organisée par l’Agence Nationale de Financement de l’Éducation (ANAFE) sur appui du ministère l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation, l’initiative  vise à rassembler des acteurs de divers horizons pour explorer les mécanismes et proposer des solutions concrètes pour renforcer les financements du système éducatif guinéen. Un événement qui réunit chaque année les autorités gouvernementales, les ONG les entreprises, les institutions financières, les parents d’élèves, les

enseignants et les élèves pour discuter des solutions de financements non traditionnelles pour l’éducation.
Placée sous le thème : « L’éducation est la pierre angulaire pour le développement d’un pays », ladite semaine qui s’étendra du 27 ; 28 et 29 novembre 2024 regorge en son sein plusieurs activités. Notamment, des conférences, des ateliers, des tables rondes et des salons pour permettre aux différents acteurs de collaborer et de proposer des solutions concrètes.
Une cérémonie présidée par le ministre directeur de cabinet du premier ministre, Mohamed Lamine Sy Savané.
Dans son allocution de bienvenue, le directeur général de l’Agence Nationale de Financement de l’Éducation (ANAFE), Aboubacar Cissé a rappelé l’objectif de cette rencontre. « Le financement de l’éducation a pour objectif d’analyser les mécanismes et sources actuelles de financement du secteur et de proposer des mécanismes de financements pérennes et innovants impliquant des acteurs potentiels de l’éducation guinéenne (…). Il s’agit d’actionner les leviers possibles de mobilisation de ressources additionnelles par le biais des financements innovants et s’appuyer sur des expériences réussies d’autres pays ».
 
C’est pourquoiil a fondé son espoir sur les résultats qui seront issus des travaux de la présente rencontre pour proposer des solutions qui devront ouvrir des débats sur des bases chiffrées qui est la seule méthode pour avancer véritablement vers l’amélioration des financements innovants en faveur du secteur éducatif guinéen.
Le ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation, Jean Paul Cédy a souligné que le programme décennal de l’Éducation en Guinée (ProDEG) 2019-2029 a fait des efforts pour que les programmes de la petite enfance (préscolaire), de l’enseignement primaire fondamental, de l’enseignement secondaire général et Technique, de l’enseignement professionnel et technique, de l’enseignement supérieur, répondent au mieux en terme d’efficacité externe du secteur.
C’est dans cet esprit qu’il a insisté sur l’amélioration de la pertinence des services éducatifs par rapport aux besoins du marché de l’emploi. Sur les questions d’équité, d’efficacité et d’efficience du système dans sa globalité.
« Les résultats de vos réflexions permettront certainement d’aborder et de relever d’autres enjeux pertinents de l’amélioration du système éducatif de notre pays » a-t-il espéré.
En présidant la cérémonie, le ministre directeur de cabinet du premier ministre, Mohamed Lamine Sy Savané n’a pas manqué de saluer les efforts du CNRD en faveur de l’éducation guinéenne depuis sa prise du pouvoir le 5 septembre 2021 sous l’égide du Chef de l’État, le Général d’Armée, Mamadi Doumbouya.
« Toutefois, il reste encore confronté à de nombreux défis tels que : le faible taux d’achèvement du primaire, les inégalités entre filles et garçons, le manque d’enseignants qualifiés et le taux d’élève de redoublement et d’abandon scolaire » déplore t-il.
Le présent évènement dit-il, est la suite logique de la conférence nationale sur la problématique et les enjeux du financement du système éducatif qui a mis en exergue la nécessité de recourir aux mécanismes de financement afin de mobiliser les capitaux supplémentaires auprès de diverses sources de financement pour consolider les sources de financement traditionnel de l’éducation.
Pour Jean Paul Cédy, les investissements dans l’éducation profite à toute la société en valorisant le développement du capital humain si cher au Chef de l’État, le Général d’Armée, Mamadi Doumbouya qui a placé l’éducation au cœur du programme Simandou…
« Au nom du Premier ministre chef du gouvernement, je puis vous assurer de la volonté politique d’accompagner le secteur éducatif en vue de promouvoir à la fois un enseignement de qualité et d’absorber le flux important d’élèves » conclut-il.
                          Sékouba Kourouma
                          +224 628 00 36 63