La capitale de la République Guinée (Conakry), est confrontée à un problème de santé publique et de sécurité croissant, celui des chiens errants. Ces animaux, souvent mal nourris et non vaccinés, se reproduisent sans contrôle et errent en meute dans les rues, posant un risque constant pour la population.
La présence massive de chiens errants présente plusieurs dangers majeurs pour les habitants de Conakry. Le risque le plus important est la rage, une maladie mortelle transmissible à l’homme par morsure ou léchage d’une plaie ouverte. Les chiens errants sont les principaux vecteurs de cette maladie en Guinée, et les cas de morsures sont fréquents, en particulier chez les enfants qui sont les plus vulnérables.
En plus de la rage, ces animaux peuvent transmettre d’autres maladies comme la leishmaniose ou les infections bactériennes. Leurs déjections, souvent dispersées dans les espaces publics, constituent également un risque sanitaire important.
Sur le plan de la sécurité, les meutes de chiens errants peuvent se montrer agressives, surtout la nuit. Elles peuvent attaquer des passants, causer des accidents de la circulation en traversant brusquement les routes, ou encore s’en prendre au bétail dans les zones périurbaines.
Plusieurs facteurs expliquent la prolifération des chiens errants à Conakry. Le manque de campagnes de stérilisation et de vaccination à grande échelle est un élément crucial. Sans contrôle des naissances, la population canine augmente de manière exponentielle.
L’absence de gestion des déchets est un autre facteur aggravant. Les ordures qui jonchent les rues constituent une source de nourriture facile pour ces animaux, ce qui les incite à rester à proximité des zones habitées.
Enfin, la manque de sensibilisation de la population joue un rôle. De nombreux propriétaires ne stérilisent pas leurs chiens, les laissent se promener librement et n’hésitent pas à les abandonner une fois qu’ils ne les désirent plus.
Des solutions envisageables
Pour faire face à ce fléau, une approche multidimensionnelle est nécessaire, impliquant l’État, les organisations non gouvernementales (ONG) et les citoyens.
Mettre en place des campagnes de vaccination et de stérilisation de masse : C’est la solution la plus efficace pour réduire durablement la population de chiens errants et limiter la propagation de maladies comme la rage ; Améliorer la gestion des déchets : Un ramassage régulier et efficace des ordures permettrait de couper l’accès à une source de nourriture pour les animaux ; Renforcer la législation et la sensibilisation : Instaurer des lois sur la détention responsable des animaux et éduquer la population sur les dangers des chiens errants et l’importance de la stérilisation sont des étapes essentielles ; Soutenir les associations de protection animale : Les organisations locales jouent un rôle crucial en prenant en charge les chiens errants, en les soignant et en organisant des adoptions.
La question des chiens errants à Conakry est complexe et ne peut être résolue qu’à travers un effort coordonné. Il en va de la santé et de la sécurité de tous les citoyens de la capitale.
La rédaction




