Les embouteillages sont une épreuve quotidienne pour les habitants de Conakry, la capitale guinéenne. Cependant, en période de pluies, ce phénomène prend une ampleur inédite. Les rues, déjà étroites et saturées, se transforment en véritables bourbiers. Les cratères créés par l’érosion se remplissent d’eau, devenant de dangereux pièges pour les véhicules. Les conducteurs, contraints de slalomer entre flaques et nids-de-poule, réduisent leur vitesse, ce qui provoque de gigantesques bouchons.
Même les motos-taxis, habituellement réputés pour leur rapidité, se retrouvent coincés dans cette circulation infernale. Leurs pilotes, d’ordinaire agiles, peinent à se frayer un chemin. Les piétons doivent également redoubler de vigilance pour éviter les éclaboussures et les inondations.
Chaque averse représente une menace pour la circulation. Les quartiers situés dans les zones basses, comme Madina ou Matoto, sont les plus touchés. L’absence de canaux d’évacuation adéquats permet aux eaux de pluie d’envahir les rues, créant de véritables rivières de boue. Les embouteillages se transforment alors en un spectacle chaotique, mettant la patience de chacun à rude épreuve. Les klaxons retentissent dans un concert de frustration, tandis que les minutes et les heures s’écoulent, perdues dans cet immobilisme.
Les retards sont considérables. Les employés arrivent en retard au travail et les rendez-vous sont annulés. La vie économique et sociale de la ville est mise à mal par ces embouteillages qui, en saison des pluies, deviennent un cauchemar pour tous les Conakrykas.
Sékouba Kourouma
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