Le mois de mars s’achève, marqué par cette tragédie qui a eu lieu le 20 mars à Kankan. Un homme a assassiné froidement une femme, et a nargué la foule et les forces de l’ordre, l’arme à la main pendant un moment avant d’être enfin maitrisé. La scène d’une cruauté extrême a été postée en direct sur les réseaux sociaux suscitant émoi et colère. Ce geste, relance la problématique des violences que subissent les femmes en Guinée.
Féminicide, crime passionnel
autant de qualifications face à un meurtre gratuit. Le ministère de la Promotion féminine, de I’Enfance et des Personnes vulnérables a, dans un communiqué, condamné « l’horreur » et s’est porté partie civile dans cette affaire. Le ministère de la Justice a également fait part de son indignation, et s’est engagé à faire la lumière sur ce meurtre tout en réitérant son engagement à protéger chaque citoyenne des violences.
Adama Konaté (la victime) savait-elle en venant ce jour-à au marché Dibida, qu’elle y croiserait son destin. Son bourreau,
Bangaly Traoré qui a tenté de justifier I’injustifiable, avait déjà eu à faire avec la justice. Dans ce dossier justice sera rendue certes. Mais quelle peine sera prononcée ? Quelles réparations pour les orphelins de Adama Konaté ? Il faudra combien de victimes pour que la justice soit plus tranchante face aux féminicides ?
Les peines infligées aux auteurs de ces violences doivent être dissuasives. La prévention doit être renforcée. Il faut des lois fortes et plus d’intérêt des forces de l’ordre lorsque des femmes viennent porter plainte.
En Guinée, en dépit des efforts de l’État, de nombreux cas de violences et des drames sont enregistrés fréquemment. Des orphelins sont privés de leur mère et des femmes dynamiques et entreprenantes sont arrachées à la Guinée.
Horoya Quotidien National




